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Le CN affirme ne pas être responsable d'une série de feux de broussailles à Winnipeg

De la fumée s'échappe d'un feu de broussailles entre des rails et une clôture derrière laquelle se trouvent des résidences

Un feu de broussailles le long de la voie ferrée brûle près d'une maison de retraite à Winnipeg, le 6 mai.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Radio-Canada

Les feux de broussailles qui se sont déclarés le long des rails du Canadien National (CN) à Winnipeg, au début du mois de mai, n'ont pas été causés par un train, affirme le transporteur ferroviaire après une enquête.

Le dimanche 6 mai, cinq feux ont été observés peu de temps après le passage d’un train à travers la ville, dans les quartiers de Saint-Boniface, de La Fourche, de Charleswood et de Tuxedo. Tom Wallace, chef adjoint des services de soutien au Service d'incendie et de soins médicaux d'urgence de Winnipeg, parlait alors d’une « tendance », étant donné l'itinéraire du train.

Certains de ces feux sont restés confinés dans les fossés, mais d'autres se sont propagés jusqu'aux clôtures, menaçant des commerces et résidences avoisinantes.

Dans un courriel à CBC/Radio-Canada vendredi, un porte-parole du CN déclare que la compagnie estime ne pas être responsable.

« Une enquête et un examen approfondi des activités et de l'équipement - notamment sous la forme d'inspections des moteurs de locomotive et autres appareils qui ont circulé sur cette ligne - n'ont révélé aucun défaut dans l'équipement ou dans l'exploitation des rails qui aurait causé cette série de feux survenus le 6 mai, alors que les conditions étaient extrêmement sèches », écrit Patrick Waldron, porte-parole affaires publiques du CN.

« Nous tenons à remercier les pompiers de la Ville de Winnipeg pour leur intervention rapide pour éteindre les feux, et nous sommes en discussion avec le Service des incendies pour trouver une compensation appropriée pour le travail des pompiers ce jour-là », poursuit-il.

Un train de marchandises circule sur la voie ferrée à Winnipeg.

Un train circule le long de l'avenue Wilkes, à l'un des endroits où un feu de broussailles s'était déclaré en mai.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que le CN travaille avec la Ville pour trouver des solutions pour minimiser les risques de feux de broussailles le long des voies ferrées, surtout par temps sec.

Selon la Loi sur les incendies échappés (Nouvelle fenêtre) de la province, lorsqu’un feu se produit à moins de 100 mètres d’une voie ferrée, la compagnie de chemin de fer « est responsable des frais et des dépenses qu'a engagés (...) une municipalité pour faire éteindre le feu. Ces frais et dépenses constituent, selon le cas, une créance de la Couronne ou d'une municipalité ».

La loi note également qu’une compagnie ferroviaire - toujours dans le cas d’un feu qui se déclare à moins de 100 mètres de l’axe d’une voie ferrée - est « considérée comme responsable du feu à moins qu'elle ne présente au ministère une preuve contraire suffisante ».

Être proactif

Le conseiller municipal de Saint-Boniface Mathieu Allard note que Winnipeg s’apprête à envoyer la facture pour ces coûts d’extinction des feux. Mais il note que la Ville n’a pas vraiment d’autres pouvoirs dans une situation comme celle-ci. Il espère, à l’avenir, poursuivre la discussion avec les parties impliquées.

Mathieu Allard, à l'extérieur, devant la ligne de chemin de fer surélevée du nord de Saint-Boniface.

Le conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard, veut avoir plus de discussions avec le fédéral et le CN à l'avenir.

Photo : Radio-Canada / Radja Mahamba

« Moi je veux avoir des conversations plus étoffées avec la compagnie ferroviaire et le fédéral pour savoir ce qui peut être fait dans le futur pour prévenir des situations comme celle-là. »

Qu'est-ce qu'on peut faire autre que seulement répondre aux incendies, je pense que les gens préféreraient qu'on soit proactifs, pas juste réactifs.

Mathieu Allard, conseiller de Saint-Boniface

Cela inclut aussi une réflexion à plus long terme, selon lui.

« Au niveau des réglementations des opérations des trains eux-mêmes, ça se fait au niveau fédéral. Nous au niveau municipal, une des actions que j’ai entreprises au niveau du conseil c’est de déterminer comment les développements résidentiels se font à l’entour des trains, mais ça, c’est plus une action qui va avoir des impacts dans le futur. »

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