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L'ex-présidente de la Corée du Sud condamnée à 8 ans de prison supplémentaires

L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye arrive en cour escortée par une policière, à Séoul, le 25 août 2017.
Park Geun-hye a déjà été condamnée à une peine de 24 ans de réclusion pour des faits de corruption. Photo: Reuters
Reuters

La justice sud-coréenne a condamné vendredi l'ex-présidente Park Geun-hye à huit années supplémentaires de détention, après l'avoir reconnue coupable de la perte de fonds publics et d'ingérence dans le processus des élections législatives de 2016.

Park Geun-hye, qui a déjà été condamnée à une peine de 24 ans de réclusion pour des faits de corruption distincts, a, avec la complicité d'ex-collaborateurs, détourné 30 milliards de wons de fonds des services de renseignement nationaux (NIS), a conclu le tribunal de district central de Séoul.

Les deux peines ne peuvent être purgées simultanément. Cela signifie que la nouvelle peine de 8 ans devra être purgée après celle de 24 ans.

La somme qui a été détournée provenait d'un fonds réservé aux activités spéciales alloué au NIS à raison de quatre milliards de won par an. Ces fonds ne pouvaient faire l'objet d'audits de l'État pas plus que de rapports parlementaires.

Deux des trois ex-directeurs du NIS impliqués dans l'affaire ont été condamnés à des peines de trois ans et demi de prison en juin, et le troisième a écopé de trois ans de réclusion.

L'ex-présidente, qui a été destituée en 2017 et arrêtée, a aussi été reconnue coupable vendredi d'ingérence dans la sélection des candidats aux législatives du parti au pouvoir en 2016, ce qui outrepassait ses prérogatives.

Park Geun-hye, 66 ans, dément toute malversation et n'était pas présente vendredi au tribunal. Elle a déjà été reconnue coupable, en avril, d'accusations de pots-de-vin, d'abus de fonction et de coercition.

Les procureurs avaient requis une peine de 15 ans et une amende de 80 milliards de won à l'encontre de l'ancienne politicienne.

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