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Le nombre d’itinérants a diminué de 19 % en 10 ans à Calgary

Un homme est couché sous une couverture en plastique, sur un banc public, avec toutes ses affaires dans des sacs plastiques et des caddies.
Le décompte a eu lieu dans les sept plus grandes villes de l'Alberta. Photo: Radio-Canada / Nelly Albérola
Radio-Canada

Le plus récent décompte des sans-abri mené dans les sept plus grandes villes de l'Alberta a permis de dénombrer 5735 personnes en situation d'itinérance. Pour la première fois en près de 10 ans, le nombre de sans-abri à Calgary est passé sous la barre des 3000.

Un texte de François Joly

Le nombre total d’itinérants recensés a augmenté par rapport à 2016. Les bénévoles avaient alors dénombré 5367 personnes en situation d’itinérance. Selon la présidente de la Calgary Homelessness Foundation, Diana Krescy, les critères définissant l’itinérance ont été élargis. C’est cette nouvelle méthodologie qui expliquerait cette augmentation.

Le décompte a eu lieu le 11 avril 2018, à Calgary, à Edmonton, à Lethbridge, à Red Deer, à Grande Prairie, à Medecine Hat et dans la municipalité régionale de Wood Buffalo. Les personnes retrouvées dans la rue, ainsi que celles qui passaient la nuit dans un refuge ou dans un hébergement temporaire comme des postes de police et certains centres de détention de courte durée, ont été comptabilisées.

Diana Krescy dans son bureau de CalgaryLa présidente de la Calgary Homelessness Foundation, Diana Krescy Photo : CBC

Les sans-abri continuent d’être regroupés majoritairement à Calgary et à Edmonton. Ensemble, les deux villes abritent 85 % de la population itinérante de l’Alberta.

Diana Krescy admet que cette méthode de calcul n’est pas parfaite, mais ajoute qu’elle constitue un outil important pour les organismes de lutte contre l’itinérance.

Des progrès à Calgary après 10 ans

En nombre absolu, il y a 19 % moins d’itinérants à Calgary qu’en 2008, année où a été lancé un plan sur 10 ans pour mettre fin à l’itinérance dans la métropole albertaine. Diana Krescy admet que l’objectif et l’horizon de ce plan ont dû être révisés.

« Ce que nous avons appris en 10 ans est que l’itinérance est un problème complexe, explique-t-elle. Nous avons dû revoir ce que 0 % d’itinérance signifie. »

Elle se réjouit tout de même de voir que la forte tendance à la hausse observée dans les années 2000 s’est inversée.

Le plan fonctionne, mais c’est un marathon, et 10 ans, c’était un sprint.

Diana Krescy, présidente de la Calgary Homelessness Foundation

Un problème qui touche les hommes et les Autochtones

L’itinérance continue d’être un problème majoritairement masculin. Près des trois quarts des sans-abri sont des hommes. Près du quart d’entre eux s’identifient comme Autochtones.

« C’est alarmant, lance Diana Krescy. Un grand groupe de personnes est systématiquement abandonné par le système. C’est un problème auquel toute la société devrait s’attaquer. »

Malgré certains progrès, Diana Krescy croit qu'il reste beaucoup de travail à faire. Il manque encore de nombreux logements abordables en Alberta. Elle croit aussi qu’il manque encore de ressources pour venir en aide aux nombreux sans-abri qui souffrent de problèmes de santé mentale.

Avec les informations de Charlotte Dumoulin.

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