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Les fumigènes font « partie du folklore du soccer », selon un sociologue

Un agent de sécurité court sur le terrain avec un object en feu dans sa main.

Un agent de sécurité récupère une fusée éclairante lancée sur le terrain de la Place TD.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le professeur en travail social et sociologue de l'Université d'Ottawa, Nicolas Moreau, a affirmé que les fumigènes font « partie du folklore » du soccer à travers le monde, et qu'Ottawa ne peut donc pas être immunisée contre ces évènements, qu'il qualifie d'isolés.

Un brasier déclenché par des partisans du Toronto FC dans les gradins de la Place TD à Ottawa a perturbé le match contre le Fury FC, mercredi. Les flammes ont éclaté après que des partisans eurent utilisé des fusées éclairantes et des feux d'artifice.

M. Moreau a expliqué que les fédérations européenne et internationale de soccer interdisent ces fusées éclairantes, mais qu'elles font néanmoins partie du paysage sportif.

« Les incidents sont assez limités par rapport à d'autres phénomènes simplement parce que ce sont des tribunes occupées par des supporters qui savent comment gérer ça », a-t-il dit, qualifiant ce genre d'incident comme étant « marginal ».

Ça ne doit pas vous empêcher d'aller au stade et d'aller encourager le football.

Une citation de : Nicolas Moreau, professeur en travail social à l'Université d'Ottawa

Nicolas Moreau a aussi signalé que certains stades autorisent ces fusées éclairantes, pouvant ainsi mieux les contrôler. Il a soutenu que ces produits sont pratiquement impossibles à déceler, si bien qu'il faudrait plutôt dialoguer avec les partisans dits « ultras » afin de mieux gérer ce phénomène.

Il a affirmé être sceptique à l'idée d'adopter la « ligne dure » avec une interdiction sévère de ces objets. « Ça ne fonctionne pas en Europe, ça ne fonctionne pas en Amérique du Sud [...] alors comme ça ne marche pas ailleurs je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait chez nous. »

« Bien entendu, je condamne le fait de prendre des objets qui sont non autorisés dans un stade, mais en sachant que ça fait partie du folklore, je me dis qu'on est pris avec ça, donc pourquoi pas dialoguer », a-t-il soutenu.

M. Moreau a recommandé que les gestionnaires discutent avec les partisans pour trouver un équilibre entre la sécurité et les éléments folkloriques du sport.

Enquête en cours

Un incendie a mis fin au match du Fury FC, à OttawaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un incendie a mis fin au match du Fury FC, à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Le Service de police d'Ottawa enquête présentement sur l'incident survenu mercredi soir. Le constable Charles Benoît a affirmé qu'aucune arrestation n'a été faite en lien avec l'incident.

Les personnes responsables de l'évènement pourraient faire face à des accusations de méfait, selon lui.

« La sécurité du public est toujours notre priorité », a-t-il tenu à rappeler, soulignant qu'il s'agit d'un évènement isolé.

Une fusée éclairante avait été tirée des gradins, près de l'équipe de Toronto, au parc Lansdowne et le match avait dû être interrompu.

Les gestionnaires du stade pourraient faire face à une amende de Soccer Canada, parce que les fusées éclairantes ne sont pas permises dans les gradins.

L'enquête se poursuit.

Avec les informations de Florence Ngué-No et Julie-Anne Lapointe

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