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2500 innovateurs contre les robots tueurs

Un drone qui lance des missiles.
Les signataires sont d'avis qu'un être humain devrait toujours avoir le dernier mot sur une intervention armée. Photo: getty images/istockphoto / koto_feja
Radio-Canada

Des scientifiques représentant 176 entreprises et universités se sont engagés à ne pas participer à la création d'armes létales autonomes, lors d'un congrès à Stockholm, en Suède.

« Nous, soussignés, convenons que la décision de mettre fin à une vie humaine ne devrait jamais être déléguée à une machine, écrivent les 2556 signataires. Nous ne soutiendrons pas ni ne participerons à la conception, à la production, à la vente ou à l’usage d’armes létales autonomes. »

De nombreux chercheurs canadiens se trouvent parmi les signataires, dont Yoshua Bengio et Pascal Vincent, de l’Université de Montréal. L’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA), dont font partie certains des chercheurs les plus en vue du domaine de l’intelligence artificielle, est aussi signataire.

Le nom du président-directeur général de Tesla et de SpaceX, Elon Musk, apparaît également sur la liste. L’homme d’affaires a plus d’une fois répété qu’il fallait rapidement réglementer le domaine de l’intelligence artificielle appliquée aux armes.

Tous ces experts demandent aux gouvernements et aux politiciens de mettre en place des normes internationales fermes et des lois interdisant la création d’armes létales autonomes.

Les signataires ne se prononcent toutefois pas contre la création d’armes assistées par ordinateur; seule l’absence d’intervention humaine est décriée.

« Des milliers de chercheurs en intelligence artificielle s’entendent pour dire qu’en éliminant le risque, l’imputabilité et la difficulté de mettre fin à des vies humaines, les armes létales autonomes pourraient devenir de puissants instruments de violence et d’oppression, en particulier lorsqu’elles sont liées à des systèmes de surveillance et à des banques de données. »

Le Future of Life Institute, qui est à l’origine de cette lettre ouverte (Nouvelle fenêtre), indique que 26 pays ont signifié leur accord avec le texte. La Chine, Cuba, l’Égypte, l’Irak et le Mexique font partie du lot, mais pas le Canada ni les États-Unis.

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