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La vente est maintenant permise dans les distilleries québécoises

Les différentes bouteilles de la distillerie Fils du Roy sont alignées sur un comptoir
Les produits de la distillerie Fils du Roy à Saint-Arsène Photo: Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Radio-Canada

Depuis le 18 juillet, les distilleries du Québec peuvent vendre leurs produits à même leurs locaux de fabrication.

Un texte d'Isabelle Larose avec les renseignements d'Émilie Hamon

Contrairement aux microbrasseries et aux vignobles, les distilleries n'avaient pas encore le droit de le faire.

Même si la nouvelle réglementation a été entérinée dans une loi adoptée par l'Assemblée nationale en juin, les distilleries devaient s'entendre avec la Société des alcools du Québec (SAQ) pour définir les paramètres avant de lancer la vente sur place.

Joël Pelletier, copropriétaire de la Distillerie du St. Laurent, à Rimouski, explique qu'il s'agit d'une victoire pour les distillateurs québécois.

Ça fait des années que les microdistilleries se battent pour la vente sur place, précise Joël Pelletier. On était l'un des derniers territoires en Amérique du Nord à ne pas pouvoir vendre nos produits sur place.

Tous les états américains, toutes les autres provinces canadiennes pouvaient vendre sur place, sauf nous.

Joël Pelletier, copropriétaire de la Distillerie du St. Laurent

Frédéric Jacques, copropriétaire de la distillerie O'Dwyer, à Gaspé, et membre du comité de lobbying de l'Association des microdistilleries du Québec, se réjouit également du changement.

Le copropriétaire Frédéric JacquesLe copropriétaire Frédéric Jacques Photo : Radio-Canada

Ce qu'on voulait, c’était simplement avoir la parité avec les autres institutions comme les microbrasseries, explique Frédéric Jacques, qui qualifie de « ridicule » l'interdiction de vente sur place qui prévalait jusqu'à tout récemment.

Un contact privilégié avec la clientèle

À la distillerie Fils du Roy de Saint-Arsène, la nouvelle réglementation tombe à point. Le changement rend possible la réalisation d’un vaste projet d’agrotourisme évalué à un million de dollars.

Ça nous donne une proximité avec nos clients, ce qu'on n’a pas présentement.

Jonathan Roy, copropriétaire de la distillerie Fils du Roy
Jonathan Roy pose devant ses alambicsLe copropriétaire de la distillerie Fils du ROy, Jonathan Roy, voit grand en matière d'agrotourisme depuis le changement législatif Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

L’entreprise prévoit construire un nouveau bâtiment et offrir des visites guidées dans le but d'accueillir des centaines de visiteurs par jour durant la saison estivale.

La distillerie, qui a aussi un site de production au Nouveau-Brunswick, accueille 200 à 300 visiteurs par jour à Paquetville depuis que la province a permis la vente dans les distilleries en 2012.

Des paramètres de vente toujours dictés par la SAQ

Malgré les avancées, les distillateurs restent tout de même soumis à un processus de vente déterminé par la société d’État.

Joël Pelletier, de la Distillerie du St. Laurent, se désole que le prix de vente reste le même qu’à la SAQ

La SAQ garde ses mêmes marges, sa même majoration, explique-t-il. Éventuellement, y a peut-être une ouverture à ce qu'elle cède une partie de sa majoration puisqu'on fait la transaction sur place, mais ça reste à voir.

Joël Pelletier, copropriétaire de la Distillerie du St. Laurent, et toute son équipe sont fièrement assis sur leurs nouveaux barils de whisky.Les membres de l'équipe de la Distillerie du St. Laurent viennent de commencer la fabrication de leur nouveau whisky. Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Malgré tout, les distillateurs croient que la vente sur place permettra d’établir un lien direct avec la clientèle et facilitera la création de petits lots exclusifs.

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