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Des réactions prudentes en Saskatchewan face à l'enquête américaine sur l'importation d'uranium

Des travailleurs dans une mine d'uranium.

Des mineurs marchent à l'intérieur d'une installation de Cameco en Saskatchewan.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Radio-Canada

L'entreprise saskatchewanaise Cameco se montre prudente face à l'annonce d'une enquête concernant les importations d'uranium par le département du commerce des États-Unis.

Le président et directeur général de Cameco, Tim Gitzel, déclare qu'il est trop tôt pour spéculer sur les effets que cette enquête pourrait avoir sur les activités de l'entreprise au Canada et aux États-Unis.

Si cela a à voir avec la dépendance des États-Unis à l'uranium produit par des entreprises financées par l'État, cela ne s'applique manifestement pas au Canada, ni à Cameco.

Tim Gitzel, président et directeur général, Cameco

Il ajoute que Cameco, qui vend près de 80 % de sa production aux États-Unis, attendra de voir les conclusions de l'enquête afin d'évaluer les conséquences potentielles et les mesures à prendre.

Deux compagnies d'uranium américaines se sont déjà plaintes qu'elles ne pouvaient se battre à armes égales pour obtenir une plus grande part du marché américain de l'uranium en raison, disent-elles, de producteurs étrangers financés par l'État.

L'administration Trump fait valoir que la production américaine d'uranium ne comble que 5 % des besoins de l'armée et des centrales nucléaires du pays. Ce serait 10 fois moins qu'il y a 30 ans, selon son administration.

Les États-Unis ont lancé cette enquête mercredi, car ils estiment que leur dépendance à l'uranium importé d'autres pays est une menace à la sécurité nationale.

Ils avaient auparavant lancé une enquête similaire cette année sur le commerce de l'acier et de l'aluminium, ce qui a mené à l'imposition de tarifs douaniers sur les produits canadiens.

Le syndicat des employés demande une exemption

Le syndicat qui représente les employés de Cameco en Saskatchewan demande que le Canada soit exempté de l'enquête et veut que le gouvernement fédéral agisse en ce sens.

L'adjoint au directeur pour l'Ouest canadien du Syndicat des Métallos, Scott Lunny, s'inquiète des conséquences de cette enquête sur les travailleurs de l'industrie de l'uranium au pays.

C'est ridicule. Il n'y a aucune justification pour cela.

Scott Lunny, adjoint au directeur pour l'Ouest canadien, Syndicat des Métallos

Il croit que cela pourrait ajouter des difficultés supplémentaires pour les travailleurs, d'autant plus que des centaines d'entre eux sont déjà en congé forcé en raison des faibles prix de vente de la matière première.

Brad Wall veut que les Canadiens s'intéressent à la question

L'ex-premier ministre saskatchewanais Brad Wall dit que le Canada devrait se sentir concerné par les récents événements entourant l'uranium aux États-Unis.

Selon Brad Wall, c'est un autre élément qui se rajoute aux problèmes commerciaux avec notre voisin du Sud.

Il ajoute que si question de la sécurité nationale est effectivement ce qui a justifié cette enquête, il n'y a rien à craindre.

Même si le Canada n'est pas visé spécifiquement par cette enquête, près d'un quart de la production mondiale est d'origine canadienne, et la majorité provient des mines du nord de la Saskatchewan.

L'enquête pourrait durer jusqu'à neuf mois.

Avec les informations de CBC.

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