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Coup d'éclat de Greenpeace au stade olympique pour protester contre Trans Mountain

Les explications de Caroline Belley
Radio-Canada

Des activistes de l'organisation Greenpeace ont escaladé tôt jeudi matin le mât du stade olympique à Montréal pour protester contre l'expansion du pipeline Trans Mountain.

Vers 6 h, au moins trois personnes ont commencé l'ascension de la structure nommée Tour de Montréal.

Après être montés à environ 60 mètres du sol, ils y ont déployé une bannière de 10 mètres de large et 25 mètres de long avec l'inscription « Ne salissez pas notre argent : Stop Pipelines », afin de signifier leur opposition au rachat de Trans Mountain par le gouvernement fédéral.

Deux personnes, qui semblent être des hommes, sont accrochées par plusieurs fils à la façade d'un immeuble. Ces personnes, qui portent des casques protecteurs, regardent vers leur droite.Des activistes de l'organisation Greenpeace ont escaladé le 19 juillet 2018 la tour du stade olympique à Montréal pour protester contre l'expansion du pipeline Trans Mountain. Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

« En 2018, on doit investir dans la transition énergétique. On ne doit plus financer de projets qui détruisent notre environnement et notre climat », a soutenu la porte-parole de Greenpeace Isabelle L'Héritier en entrevue à Radio-Canada.

Les Québécois n’acceptent pas qu’il y ait 4,5 milliards de dollars de l’argent des contribuables qui soient investis dans un projet qui va à l’encontre des engagements climatiques du Canada.

Isabelle L'Héritier, porte-parole de Greenpeace

Jointe au téléphone par Radio-Canada au cours de sa descente, la grimpeuse et activiste de Greenpeace Michèle Lavoie a également souligné que leur action n'était pas vaine, même si les travaux du pipeline Trans Mountain ont déjà commencé.

« Je pense qu’il n’est jamais trop tard pour agir et montrer notre refus », a-t-elle déclaré, en rappelant que le projet d’oléoduc Énergie Est, qui a été fortement contesté par différents groupes, avait finalement été abandonné.

Fermeture et arrestations

Ce coup d'éclat a forcé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à mettre en place un périmètre de sécurité autour de la base du stade olympique. Le funiculaire a été fermé.

Une équipe de pompier était également sur place, tout comme Urgences-santé.

Les grimpeurs, une fois descendus, ont été arrêtés pour méfait par les policiers. Des enquêteurs du SPVM sur les lieux détermineront plus tard si d'autres accusations pourraient être déposées contre les activistes.

Une banderole est vue de loin sur un édifice dont la tour est semble tenue par des câbles. La banderole dit « Ne salissez pas notre argent : stop pipelines ».Des activistes de l'organisation Greenpeace ont déployé une banderole le 19 juillet 2018 le long du mât du stade olympique à Montréal, après l'avoir escaladé. Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Date butoir : 22 juillet

À la fin du mois de mai, le gouvernement Trudeau s'est engagé à acheter le pipeline à Kinder Morgan pour une somme de 4,5 milliards de dollars. Ottawa a toutefois jusqu'au 22 juillet pour confirmer s'il va de l'avant avec cette transaction.

L’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui a vu le jour en 1953, prévoit la construction d’un second pipeline qui relierait Edmonton au terminal pétrolier de Burnaby, en Colombie-Britannique.

Le projet de pipeline est contesté par plusieurs groupes, dont Greenpeace. L'organisation n'en est d'ailleurs pas à sa première manifestation contre le projet Trans Mountain.

Le plus récent coup d'éclat remonte au début du mois de juillet, à Vancouver, où des activistes avaient formé un « barrage aérien humain » en dessous du pont Ironworkers Memorial pour tenter de bloquer le passage d'un pétrolier.

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