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Des pièges contre l'agrile du frêne installés à Québec

75 pièges comme celui-ci ont été installés à Québec, à Lévis et à Saint-Augustin-de-Desmaures.

75 pièges comme celui-ci ont été installés à Québec, à Lévis et à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des chercheurs ont installé des pièges dans la région de Québec pour capturer l'agrile du frêne et récolter des données. L'étude permettra notamment de contrôler la population de cet insecte ravageur et de mieux le détecter.

L'équipe de chercheurs ont posé 75 pièges sur des frênes à Québec, à Lévis et à Saint-Augustin-de-Desmaures.

« Nos travaux de recherche ont démontré que par les cicatrices que laisse l'insecte dans l'écorce, ça faisait au moins 3 ans qu'il était là », indique-t-il, ajoutant que les femelles peuvent vivre 2 ans. La présence de l’insecte remonterait donc à 5 ans.

L'agrile du frêne est difficile à détecter et sa migration est difficile à prévoir. Les études permettront notamment de déterminer où l’insecte se dirige.

Ces agriles du frêne ont été capturés grâce aux pièges installés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces agriles du frêne ont été capturés grâce aux pièges installés.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Nadeau

Détecter l’agrile

Actuellement, la détection de l'agrile du frêne se fait en retirant l'écorce d'une branche, pour ainsi retrouver les traces de l'insecte. Des chercheurs tentent maintenant de les détecter à l'aide d'autres méthodes plus rapides et plus efficaces.

Armand Séguin, chercheur en génomique forestière pour Ressources naturelles Canada, souhaite développer un test, qui fonctionnerait un peu comme un test de grossesse. La nouvelle méthode permettrait de détecter des protéines produites par la présence de l'agrile.

« Lorsque les larves se développent sous l'écorce pour finalement descendre au niveau de l'arbre, il y des mécanismes de défense qui sont mis en place chez l'arbre », explique-t-il, comparant le tout à une réaction allergique.

L'agrile du frêne sur une feuille.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'agrile du frêne.

Photo : iStock / yod67

Une façon de réduire la population de l'agrile du frêne est d'introduire un prédateur naturel de la taille d'un grain de riz.

« Le parasitoïde va partir à la recherche de l'agrile par lui-même. Quand il va le trouver, il va l'attaquer, ce qui va tuer l'agrile », indique la chercheure en entomologie Véronique Martel.

La présence de l'insecte a forcé la Ville à couper 154 frênes en 2017 et 84 frênes cette année. Pour éviter sa migration rapide d'une région à l'autre, les chercheurs demandent aux campeurs d'éviter de transporter leur bois de chauffage.

Québec

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