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Leo Teskey reste derrière les barreaux

Un croquis au crayon représentant le portrait de Leo Teskey.
Un portrait de Leo Teskey lors d'une audience en 2009. Photo: CBC

Condamné en 2008 pour avoir battu sauvagement le gérant d'un immeuble à Edmonton, Leo Teskey a vu sa demande de libération rejetée.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCL) a jugé que Leo Teskey représentait un trop grand danger pour la société. Elle a donc refusé de lui accorder une semi-liberté ou une liberté conditionnelle totale, le 29 mai.

Des actes « épouvantables »

En 2000, Leo Teskey avait roué de coups Dougald Miller, le gérant d’un immeuble dans lequel il s’était introduit par effraction. La victime s’était retrouvée lourdement handicapée après cette attaque, avant de mourir en 2016.

Pendant son audience, Leo Teskey a reconnu qu’il avait un comportement violent et que certains de ses gestes avaient été « épouvantables ».

Présente en cours, l’épouse de la victime a ignoré les excuses du criminel récidiviste

« Il ne pense pas ce qu’il dit », a-t-elle déclaré. « Il n’est pas désolé. Les psychopathes n’ont pas de sentiments ou d’émotions. »

Les deux membres de la Commission n’ont, eux non plus, pas été convaincus par les excuses de Leo Teskey.

« Vous avez déclaré vous sentir extrêmement mal pour ce que vous avez fait à la victime et que vous n’aviez pas pris conscience de la gravité des blessures de la victime au moment de l’attaque », écrivent-ils dans leur rapport de 10 pages.

« Vous ne témoignez [cependant] pas de remords pour vos gestes », ajoutent-ils.

La CLCL a également pris en compte le fait que Leo Teskey a été impliqué à plusieurs reprises dans des situations problématiques depuis qu’il était en prison.

Leo Teskey a été déclaré délinquant dangereux en 2010 et purge une peine de prison à perpétuité. La CLCL a statué qu’il présentait un risque élevé de récidive.

Lesley Miller s’est dite soulagée par la décision de la Commission.

À la mort de son conjoint, elle s’était fait la promesse de contrecarrer toute demande de libération de Leo Teskey.

« Je serai là tous les deux ans », a-t-elle assuré, plus que jamais déterminée à se représenter devant la Commission en 2020.

Alberta

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