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Des syndicats déjà en campagne : des centaines d'affiches anti-PLQ et anti-CAQ

Une des affiches dans la circonscription de Taschereau.
Une des affiches dans la circonscription de Taschereau. Photo: Radio-Canada / Marie Maude Pontbriand

Des centaines d'affiches antilibérales et anticaquistes sous le thème « C'est du pareil au même... On mérite mieux » modifient déjà le paysage de quatre circonscriptions du Québec avant même le déclenchement de la campagne électorale.

Un texte d'Alain Rochefort

Environ 1600 pancartes ont été réparties à parts égales dans les circonscriptions de Taschereau dans la région de Québec, Pointe-aux-Trembles dans la région de Montréal, Roberval au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et Saint-Jérôme dans les Laurentides.

Cette initiative de six syndicats vise à rappeler les « dommages causés » par le Parti libéral du Québec (PLQ) et les « dégâts promis » par la Coalition avenir Québec (CAQ).

La coalition syndicale estime notamment que des ratés importants en éducation, en santé et en services sociaux assombrissent le bilan de l’administration Couillard.

Choix stratégique

Le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Denis Bolduc, explique que les conscriptions ont été choisies stratégiquement.

« On a choisi des circonscriptions où on pense qu'on peut faire la différence. Par exemple, Taschereau, on avait [Agnès Maltais du Parti québécois]. On regarde les sondages et on voit que la CAQ et le PLQ sont dans une course. On qualifie les candidats de ''libécaquistes'' et ''caquibérales'' », indique M. Bolduc, voulant signifier que ces candidats sont « interchangeables ».

Le syndicaliste fustige également le gouvernement libéral parce qu'il a contribué à la « détérioration des conditions des travailleurs » au cours des dernières années.

Un gouvernement caquiste n’offrirait pas de meilleures solutions aux travailleurs, estime-t-il. M. Bolduc invite les Québécois à voter pour un « parti progressiste ».

Ces deux partis-là n'ont pas aidé les travailleurs. Le PLQ et la CAQ, on pense qu'ils ne méritent pas le vote des travailleurs. Allez vers le Parti québécois et Québec solidaire, on ne dit pas pour qui.

Denis Bolduc, président du Syndicat canadien de la fonction publique

François Legault réagit

Le chef de la CAQ, François Legault, a réagi mercredi matin, à Sherbrooke. Il appelle les syndicats à écouter leurs membres parce que bon nombre d'entre eux « appuient la CAQ et veulent des baisses d'impôts ».

« J'entends beaucoup de syndiqués qui veulent avoir des réductions d'impôts et de taxes. Il faut faire la distinction entre syndicats et syndiqués. Il y a beaucoup de syndiqués qui sont avec la CAQ », mentionne M. Legault.

Vérifications faites auprès d'Élections Québec, l'affichage de ces pancartes est légal parce que la campagne électorale n'est toujours pas commencée.

D'autres actions à venir

D’autres secteurs du Québec seront ciblés au cours des prochaines semaines. La coalition syndicale promet également que cette « campagne prendra [...] d'autres formes » d’ici les élections provinciales, à l’automne.

La coalition n’a pas précisé les coûts engendrés par une telle campagne.

Outre le SCFP, la coalition regroupe le Syndicat des métallos, le Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB), l'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l'Aérospatiale (AIMTA), l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES).

De son côté, la Ville de Québec dit analyser la situation pour prendre bientôt une décision.

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