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Pénurie de sauveteurs au Québec

Un sauveteur surveille des enfants qui se baignent.
Faute de sauveteurs, la piscine de la base de plein air Ville-Joie, en Mauricie, n'est ouverte que quelques jours par semaine depuis le début de l'été. Photo: Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard
Radio-Canada

De nombreux exploitants de terrains de camping, de piscines publiques et d'hôtels du Québec réduisent les heures d'ouverture des piscines parce qu'il n'y a pas assez de sauveteurs.

Nous affichons des offres d'emploi depuis le début de la saison et, malheureusement, nous n'avons reçu aucune demande jusqu'à présent.

Raphael Gonzalez, directeur du terrain de camping Parkbridge au parc de La Conception dans les Laurentides

M. Gonzalez explique qu’il a affiché les postes sur les babillards d'emploi, les sites web du gouvernement, les médias sociaux et les écoles de formation des sauveteurs.

« Au fil des années, il devient de plus en plus difficile de trouver des sauveteurs », reconnaît-il.

Raphael Gonzalez attribue ce manque de sauveteurs à deux raisons principales : la télésérie Baywatch et les téléphones portables.

En entrevue à CBC, M. Gonzalez a confié que les sauveteurs d'aujourd'hui n'étaient même pas nés lorsque l'émission de télévision à succès Baywatch était populaire.

« Certains pensent que l'emploi a perdu de son attrait, surtout depuis que la série Baywatch a cessé d'être diffusée en 2001 », ce qui correspond à la période où sont nés les sauveteurs potentiels.

Le centre de vacances Cité Joie, dans la région de Québec, a été obligé de réduire ses heures de baignade.Le centre de vacances Cité Joie, dans la région de Québec, a été obligé de réduire ses heures de baignade. Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le fait que les adolescents sont collés à leur cellulaire et constamment en ligne rend le travail de sauveteur moins attrayant, estime M. Gonzalez.

L'interdiction d'avoir son téléphone portable à la chaise est aussi considérée comme un des facteurs qui découragent d'éventuels candidats à ce travail, ajoute-t-il.

Selon la Société de sauvetage, il est plus difficile d'attirer des travailleurs saisonniers, surtout pendant les périodes où l'économie va bien.

« Habituellement, il s'agit d'un emploi d'été », rappelle Raynald Hawkins, directeur général de la division du Québec de la Société de sauvetage.

Même avec leur cours de sauveteur national en poche, les étudiants choisiront un autre emploi d'été, souvent avec de meilleures conditions salariales, une meilleure qualité de vie par ce qu'ils travailleront souvent du lundi au vendredi et non pas les soirs et les fins de semaine.

La Société de sauvetage prévoit offrir une formation de sauveteurs dans les régions où l'on trouve des terrains de camping plus tôt dans la saison, afin d'éviter une pénurie l'été prochain.

Avec les informations de CBC News

Société