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  • S'immatriculer sans être à côté de la plaque

    La vraie vie, 1er mars 1999
    Radio-Canada

    À partir du 27 juillet 2018, les Québécois pourront personnaliser leur plaque d'immatriculation. D'autres messages et symboles pourront ainsi s'ajouter au slogan « Je me souviens » qui apparaît au bas de la plaque. Mais que signifie cette formule au juste?

    Dans cet extrait de l’émission La vraie vie du 1er mars 1999, la politicienne Lise Payette dévoile qu’elle est a l'origine de cette inscription sur la plaque d’immatriculation québécoise.

    En 1978, le gouvernement péquiste de René Lévesque souhaitait retirer l’expression « La belle province » de l’immatriculation. Pour une province qui aspirait à devenir un État, ce slogan ne convenait plus!

    Une décision rapide devait être prise, explique Lise Payette à l’animateur Claude Saucier. Dans une réunion de députés, la ministre propose de rappeler la devise du Québec : « Je me souviens ». Sa suggestion est aussitôt adoptée.

    Le sens de cette devise demeure toutefois énigmatique jusqu’à aujourd’hui.

    En 1883, Eugène-Étienne Taché, architecte du Parlement de Québec, a pris la liberté de graver l’expression qu’il avait imaginée sur le fronton de l’hôtel du Parlement.

    L’inscription « Je me souviens » se trouve juste en dessous du blason du Québec et des statues de Montcalm et de Wolfe, qui complètent la façade de l’entrée principale.

    Les armoiries du Québec, encadrée par les statues de Wolfe et de Montcalm, gravées dans la façade de l'entrée principale de l'Assemblée nationale.Fronton de l'entrée principale du Parlement de Québec Photo : Wikimedia Commons / Claude Boucher

    Le 9 décembre 1939, la devise deviendra officiellement celle du Québec lors de l’adoption des armoiries par le Parlement.

    Difficile par conséquent d’attribuer un message purement nationaliste au « Je me souviens ».

    Lise Payette affirme pour sa part que, pour un parti politique nouvellement élu, cette devise pouvait simplement l’inviter à se rappeler les promesses faites!

    D’autres formules plus ou moins claires s’ajouteront à présent aux plaques d’immatriculation québécoises.

    À noter qu’au Québec, comme dans les autres provinces qui permettent la personnalisation des plaques, des balises sont imposées afin que les inscriptions demeurent respectueuses.

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