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Dellen Millard ne pourra pas toucher son héritage, s’il est reconnu coupable

Croquis du procès.

De gauche à droite : Dellen Millard, accusé du meurtre de son père, son avocat Ravin Pillay et la juge Maureen Forestell

Photo : Pam Davies

Radio-Canada

Le double meurtrier Dellen Millard ne pourra pas vraisemblablement profiter des fonds de l'héritage familial, s'il est aussi reconnu coupable du meurtre de son père. Il pourrait s'agir d'une mauvaise nouvelle pour les proches de l'une de ses victimes qui le poursuivent.

Millard est accusé actuellement du meurtre prémédité de son père en 2012. À l’époque, la police avait conclu qu’il s’agissait d’un suicide.

La juge qui préside le procès doit préciser cette semaine si elle rendra son verdict prochainement ou seulement à l’automne.

Pour l’instant, l’héritage familial de Millard, un fils unique, est gelé.

Selon plusieurs experts légaux, un criminel ne peut pas tirer profit de son crime. En d’autres mots, Millard ne devrait pas pouvoir profiter de la fortune de son défunt père Wayne, qui avait une compagnie d’aviation, s’il est reconnu coupable de sa mort.

Moins d'argent pour les victimes?

Tim Bosma sourit à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tim Bosma a été tué après avoir amené Dellen Millard et Mark Smich pour un test de conduite de sa camionnette à vendre.

Photo : La Presse canadienne / Police de Hamilton

L’avocate de la famille de Tim Bosma, le père de famille tué par Millard, admet que l’issue du procès aura un impact sur la somme d’argent disponible, alors que les Bosma ont déposé une poursuite de 14 millions de dollars contre Millard.

Me Jennifer Chapman affirme toutefois que l’imputabilité importe plus que l’argent pour la famille Bosma.

Ça n’a jamais été une question d’argent, affirme Hank, le père de Tim Bosma. Nous ne cherchons qu’à tourner la page et à garder de bons souvenirs de Tim.

Me Chapman ajoute que les proches de l'autre victime de Millard, Laura Babcock, pourraient se joindre à la poursuite des Bosma.

Jordan Atin, un spécialiste en matière de successions, raconte que ce qui est appelé la « disposition du meurtrier » a été évoqué à une dizaine de reprises dans le passé au Canada.

Ce serait un affront aux politiques publiques de permettre à un tueur de tirer profit d'un meurtre, dit-il.

Avec les informations de CBC

Toronto

Crimes et délits