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La pénurie de suppléants reste entière au District francophone Sud

La pénurie d'enseignants dans l'Est-du-Québec frappe les élèves du primaire et du secondaire

Les enseignants suppléants se font rares au District scolaire francophone Sud du N.-B. Les assistants en éducation, concierges et chauffeurs d'autobus aussi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À quelques semaines de la rentrée des classes, le District scolaire francophone Sud peine toujours à regarnir sa liste de suppléants pour des postes d'enseignants, d'assistants en éducation, de concierges et de chauffeurs d'autobus.

Pour y arriver, il a lancé une campagne de recrutement plus tôt que d’habitude.

Le manque de suppléants est un problème chronique dans les écoles du Nouveau-Brunswick. Au District scolaire francophone Sud, il est aggravé par le fait que deux nouvelles écoles vont ouvrir, au mois d’août, à Dieppe.

« Notre district scolaire est en croissance », rappelle Monique Boudreau, directrice générale du District Sud, en entrevue à l'émission Le Réveil Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

Monique Boudreau répond aux questions du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice générale du District scolaire francophone sud dit que des efforts sont faits pour embaucher des chauffeurs d'autobus.

Photo : Radio-Canada

D’autres facteurs compliquent le recrutement, ajoute-t-elle. « Une autre situation qui est unique pour un district scolaire comme le nôtre, c’est que ce sont des régions fortement anglodominantes, les régions de Saint-Jean, de Fredericton. Un chauffeur d’autobus, il doit être francophone. C’est plus difficile à recruter ou à trouver des suppléants dans ces régions-là. »

Elle note par ailleurs que la pénurie de travailleurs est devenue un problème de société. Des postes dans pratiquement tous les domaines ne trouvent pas rapidement preneurs.

N’empêche, elle a bon espoir de trouver suffisamment de suppléants, d’ici septembre, pour répondre à tous les besoins.

Gros plan sur six autobus scolaires garés côte à côteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des autobus scolaires au Nouveau-Brunswick

Photo : CBC

Des solutions de rechange

Et si jamais le district n’y arrive pas, il s’est préparé à cette éventualité, dit-elle.

« Les parents ne doivent pas s’inquiéter, on met des mesures en place pour, si je pense aux enseignants, beaucoup de formation qu’on offrait pendant l’année scolaire d’habitude, bien cette année on l’offre pendant l’été [...] pour pouvoir diminuer la formation qui se donnait auparavant pendant l’année scolaire. On prend des mesures comme ça pour pouvoir s’assurer qu’on puisse avoir les enseignants le plus possible dans la salle de classe. »

Le district pourrait aussi faire appel à des enseignants à la retraite et à des enseignants de ressources ou d’appui à l’apprentissage, qui devront mettre de côté leurs responsabilités habituelles en cas de force majeure et prendre en charge une salle de classe si aucun suppléant n’est disponible.

À plus long terme, le District Sud dit aussi travailler avec les universités pour valoriser davantage la profession d’enseignant et inciter plus de jeunes à s’inscrire en éducation.

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