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Le dendroctone du pin poursuit son carnage à Jasper

Un paysage sylvestre couleur rouille entre un lac et une montagne.

Des conifères tués par les dendroctones du pin prennent la couleur de la rouille près du mont Pyramid dans le parc national de Jasper en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Wallis Snowdon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les forêts de l'ouest de l'Alberta sont assiégées par le dendroctone du pin. La dévastation est plus évidente que jamais. Alors que le paysage emblématique du parc national de Jasper se transforme, des résidents s'inquiètent des risques liés à la présence de bois sec à proximité la ville.

Le dendroctone du pin s’attaque à l'écorce des pins pour laisser place à un champignon qui obstrue et détruit les tissus conjonctifs des arbres en quelques semaines.

Le gouvernement de l'Alberta a dépensé des centaines de millions de dollars pour contenir la propagation du coléoptère. Les efforts déployés depuis dix ans ont ralenti le déplacement de l’insecte vers les forêts situées à l'est de Jasper et exploitées par l’industrie du bois d'oeuvre.

Toutefois, le parc national de Jasper est condamné selon Allan Carroll, professeur d'écologie des insectes et directeur du programme de sciences forestières de l'Université de la Colombie-Britannique.

« Il y a tellement de coléoptères qu'il n'y a plus grand-chose à faire. Jasper va devoir apprendre à vivre avec un tas de pins morts dans ses forêts. »

— Une citation de  Allan Carroll, directeur du programme de sciences forestières de l'Université de la Colombie-Britannique

Allan Carrol explique que les forêts de Jasper ne resteront pas couleur rouille. Après quelques années, les aiguilles rouges tomberont et il ne restera plus que des branches et des troncs gris désséchés.

La menace des feux de forêt

Les résidents de Jasper s'inquiètent de l'esthétique, mais surtout des risques d'incendie qui accompagnent plusieurs kilomètres carrés de conifères desséchés. Des résidents ont d’ailleurs demandé au conseil municipal de financer davantage le service des pompiers.

Selon Christine Nadon, porte-parole de la Ville, la sécheresse et les risques d’incendie ne sont rien de nouveau pour Jasper. « Le public est probablement plus sensible aux risques parce qu’il voit tous ces arbres rouges », a-t-elle déclaré.

Elle affirme en revanche que Jasper et Parcs Canada sont prêts pour d'eventuels incendies.

La Ville a organisé une session d'information sur les feux de forêt au printemps dernier. Elle avait été si populaire que Jasper répète l’exercice plus tard cette semaine.

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