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Une Sherbrookoise se bat pour utiliser ses propres contenants en épicerie

Pots d'épices
Une Sherbrookoise souhaiterait apporter ses contenants en verre pour récolter des produits en vrac dans son épicerie de quartier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une Sherbrookoise demande aux épiciers de l'Estrie d'être plus flexibles quant à l'utilisation de contenants réutilisables personnels dans les sections en vrac des épiceries.

Karyne Blanchette s'est récemment rendue dans un IGA Extra de la rue Galt Ouest pour acheter des aliments en vrac. Le propriétaire lui a refusé le droit de mettre ses noix dans des contenants de verre plutôt que dans les sacs de plastique offerts sur place.

Il disait que mes pots étaient très propres, mais que ça se pouvait que des clients arrivent avec des pots sales et que ça se retourne contre lui. C’était vraiment des craintes par rapport à des représailles que ça pourrait avoir par les clients, explique-t-elle.

De son côté, Sobeys Québec, référé à Mme Blanchette par le propriétaire du IGA, a invoqué des questions d'hygiène et de salubrité pour expliquer ce refus.

Les emballages contribuent à préserver la fraîcheur des produits, ce qui nous permet d’en réduire le gaspillage, a indiqué la compagnie en réponse au message de Karyne Blanchette. Dans la mesure du possible, nous utilisons des emballages en plastique recyclable.

La compagnie a aussi assuré travailler sur la situation.

Karyne Blanchette a lancé une pétition en ligne pour faire pression sur la branche québécoise de Sobeys. Je pense qu’on a autour de 370 personnes qui ont signé, indique-t-elle.

Des exemples du coin

Karyne Blanchette évoque d’autres entreprises de la région qui acceptent déjà les contenants personnels pour convaincre les commerçants réticents à accepter la nouvelle mesure.

Il y a des entreprises qui acceptent les pots en verre comme Le Silo […]. L’entreprise La Pinte met à disposition des pintes consignées : le client la paie une première fois et la deuxième fois c’est déduit, on la recycle

La jeune femme compte aussi sensibiliser le maire de Sherbrooke à cette réalité pour que la Ville devienne éventuellement sans plastique, comme l'a fait Montréal.

« Il y a un effort à faire. Ça ne revient pas nécessairement juste au citoyen ou au consommateur, mais également à l’épicier du coin de faire son bout de chemin là-dedans », conclut Karyne Blanchette.

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