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Gestion des égouts : éviter les rejets de polluants

Des travailleurs dans une fosse creusée par une pelle mécanique.
Les travaux de réfection du réseau d'égouts et d'aqueduc sont en cours sur le boulevard Marcotte à Roberval. Photo: Radio-Canada / Mélissa Paradis
Radio-Canada

Depuis plusieurs dizaines d'années, les municipalités ont l'obligation de séparer l'eau de pluie des eaux usées lorsqu'elles construisent un nouveau système d'égouts. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la proportion du réseau comportant des conduites unitaires varie de 10 %, à Saint-Félicien, à 40 % à Alma.

La façon dont se développe une ville peut notamment influencer les données.

On ne peut pas mener tous les combats en même temps. On a mis beaucoup d'énergie dans les dernières années à diminuer la consommation d'eau potable, éviter le gaspillage d'eau potable, fait beaucoup de sensibilisation par rapport à ça auprès des citoyens, explique la porte-parole d’Alma, Audrey-Claude Gaudreault.

Sur le boulevard Marcotte, à Roberval, les travailleurs poursuivent la réfection du réseau d'égouts entamée en 2009.

Les conduites unitaires, chargées de récupérer dans un même tuyau l'eau de pluie et les eaux usées, sont remplacées par deux conduites distinctes de sorte à alléger le réseau et à éviter le rejet d'eaux non traitées dans le lac Saint-Jean.

Ça évite d'avoir des débordements au lac lors de fortes averses [...] puisque les égouts sont démêlés. Les égouts sanitaires ne voient pas l'eau de pluie. C'est tout le temps les mêmes débits donc ça nous permet de faire un meilleur traitement.

Jean-Luc Gagnon, directeur, Service d'ingénierie, des travaux publics et de l'hygiène du milieu
Travaux d'aqueduc et d'égouts à RobervalTravaux d'aqueduc et d'égouts à Roberval Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Plusieurs municipalités n'ont pas été en mesure de fournir la quantité d'eaux usées qui se retrouvent annuellement dans les cours d'eau.

Certaines possèdent toutefois des mesures qui permettent de diminuer les rejets. Saguenay terminera cette année l'installation de déflecteurs.

C'est une plaque qu'on installe, comme par exemple, à l'embouchure d'un tuyau qui permet de retenir les matières parce que les matières que l'on veut retenir sont en flottaison. Ce qu'on veut permettre, c'est que l'eau s'évacue, détaille la porte-parole de Saguenay, Marie-Hélène Lafrance.

TableauConduites unitaires des principales villes du Saguenay-Lac-Saint-Jean Photo : Radio-Canada

Le recours à des conduites séparées ne garantit toutefois pas le rejet d'eaux exemptes de pollution, alors que l'eau de pluie n'est souvent pas traitée.

Dans un réseau séparé, ce qu'il faut comprendre, les eaux de pluie qui sont rejetées au cours d'eau récepteur sont moins polluées, mais elles sont déversées dans le cours d'eau à chaque fois qu'il pleut tandis que dans un réseau unitaire, les eaux qui vont déborder, oui, elles vont être plus contaminées en E. coli, en matières organiques et tout ça, mais ça va arriver moins souvent, mentionne la professeure-chercheuse de l’Institut national de la recherche scientifique, Sophie Duchesne.

Depuis quelques années, les municipalités doivent toutefois traiter les eaux pluviales lorsqu'elles développent de nouveaux secteurs.

D’après le reportage de Mélissa Paradis

Saguenay–Lac-St-Jean

Infrastructures