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Les hauts et les bas de l'entretien des ascenseurs au Musée pour les droits de la personne

Le centre-ville de Winnipeg et le Musée des droits de la personne inauguré en 2014.
Le centre-ville de Winnipeg et le Musée des droits de la personne, inauguré en 2014. Photo: Radio-Canada / Bert Savard
Radio-Canada

L'un des édifices les plus spectaculaires de Winnipeg a attiré 1 million de visiteurs depuis son ouverture en septembre 2014. Ses ascenseurs, comme partout ailleurs, ont parfois des défaillances. Comment se passe l'entretien du Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP)?

À six occasions, des gens sont restés coincés dans un ascenseur du MCDP en 2017. Quatre des cinq ascenseurs ont connu des pannes, et l'un d'eux en a eu trois à lui seul.

Ces données, obtenues par le biais d’une demande d’accès à l’information portant sur les coûts d’entretien du Musée depuis son ouverture, sont issues d’un rapport du chercheur Ken Rubin, d'Ottawa.

Frais d’entretien annuels des ascenseurs du MCDP en 2017 : 43 583 $
Budget global d'exploitation et d’entretien du MCDP en 2017 : 846 000 $.

Selon la gestionnaire des relations avec les médias pour le MCDP, Maureen Fitzhenry, les coûts d’entretien sont plus bas que ceux d’autres musées comparables.

Elle dit aussi que le contrat d’entretien des ascenseurs stipule qu’il ne peut y avoir plus de deux défaillances par an pendant lesquelles des passagers restent coincés à l’intérieur.

Deux ascenseurs qui permettent de monter dans la tour de la paix du Musée. Le musée compte cinq ascenseurs dans lesquels des personnes sont restées coincées à six occasions en 2017. Aucun incident n'a été signalé jusqu'ici en 2018. Photo : Radio-Canada / John Einarson

« Nous avons parlé avec notre fournisseur de service pour nous assurer que l’entretien des ascenseurs respecte des normes plus élevées et, jusqu’ici, cette année, personne ne s’est trouvé coincé dans un ascenseur », dit-elle.

Un apprentissage continuel

La Winnipégoise Dinah Santos fait partie de ceux qui sont restés coincés dans un des ascenseurs du Musée canadien pour les droits de la personne. Dans son cas, l’incident s’est produit en avril 2015. Elle participait à une activité en soirée avec son mari. Elle déplore que, pendant l’heure qu’ils ont passée enfermés dans l’ascenseur, personne n’a communiqué avec eux, et personne ne les a contactés par la suite pour s’excuser.

« Au début, on a trouvé ça amusant, dit-elle. On pensait être secourus assez vite. Mais, après un moment, c’était assez frustrant. Et je me disais que ça devait être assez difficile pour quelqu’un qui souffre d’anxiété. »

« Elle a tout à fait raison, reprend Maureen Fitzhenry. La communication est essentielle dans ce genre de situation. »

D’ailleurs, poursuit-elle, cet incident a fait l’objet de discussions au sein du personnel à l’époque. Le Musée a revu son protocole d’intervention, et le personnel a reçu des instructions pour mieux savoir comment agir quand ces incidents se produisent.

Le bâtiment en pierre d'un peu plus de 24 000 mètres carrés est couronné d'une structure de 23 étages en verre, la Tour de l'espoir. Il est l'oeuvre de l'architecte américain Antoine Predock.

L’entretien des ascenseurs

Selon les données du gouvernement provincial, environ 3100 édifices ont des ascenseurs au Manitoba. Ils font l’objet d’inspections régulières du bureau du Commissaire aux incendies.

Le commissaire ne recueille pas de données sur les cas où des gens restent coincés dans un ascenseur. L’an dernier, il y a eu 3565 infractions au règlement sur les ascenseurs. Il s'agit, par exemple, d’ampoules brûlées ou de fuites d’huile, ainsi que de problèmes relatifs à la salle des machines, à l’appareil de levage ou encore a la tenue des registres.

L’automne dernier, un inspecteur a demandé au MCDP de faire quelques réparations mineures.

Des dépenses qui se comparent à d’autres

Maureen Fitzhenry indique qu'en général le MCDP se tire bien d’affaire quand il s’agit de l’entretien de l’édifice.

Elle s’appuie sur un sondage effectué par une entreprise new-yorkaise et soutenu par une organisation internationale — The International Association of Museum Facility Administrators — qui s’est penchée sur les coûts d’entretien de 50 édifices muséaux au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays.

Les chiffres de l’étude :

  • Dépenses médianes pour l’entretien des musées par pied carré  : 2,93 $
  • Dépenses d’entretien du MCDP par pied carré : 2,67 $

Selon Maureen Fitzhenry, les dépenses du MCDP au chapitre des services publics et de l’entretien extérieur étaient aussi sous la médiane.

L’an dernier, le MCDP a dépensé 280 000 $ pour réparer les soffites, dans la surface plate sous la zone du toit de verre qu’on appelle le nuage. Les travaux ont servi à prévenir des problèmes de moisissure et de condensation. Maureen Fitzhenry précise que le Musée a effectué des améliorations qui allaient au-delà de la couverture de la garantie.

Une vue sur la structure du Musée. Certains des soffites blancs sous le toit de verre, qu'on appelle le « nuage », du Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg. Des travaux aux soffites ont coûté 280 000 $ en 2017, selon les données du musée. Photo : Radio-Canada / John Einarson

L’an dernier, le MCDP a aussi dépensé 31 000 $ pour remplacer certains des panneaux de verre de son toit. « L’architecture particulière du Musée canadien pour les droits de la personne reste un avantage, fait cependant remarquer Maureen Fitzhenry. Le Musée est devenu une image symbolique qu’on identifie à Winnipeg et qui suscite de l’intérêt partout au pays et à l’étranger », assure-t-elle.

Avec les informations de CBC

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