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Un plan d'action pour éradiquer le myriophylle à épis réclamé

Le myriophlylle à épis

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et d'autres organismes demandent au gouvernement d'en faire plus pour venir à bout du myriophylle à épis. Ils souhaitent la mise en place d'un programme national de gestion pour limiter la propagation de cette plante envahissante qui fait des ravages dans les lacs de la province, notamment en Estrie, en Montérégie, dans les Laurentides, en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue.

Entre autres impacts environnementaux importants, la plante entraîne la perte de biodiversité, nuit aux activités récréatives, porte atteinte à la réputation de la qualité des lacs et rivières du Québec et cause une baisse de la valeur foncière des propriétés riveraines.

Une offensive a, par exemple, été menée au lac Lovering, à Magog, au cours des dernières années. Le lac Lyster, à Baldwin-Mills, et le lac Boivin, à Granby, sont aussi aux prises avec le problème.

« En 2013-2014, on a fait un projet pilote où on a installé 11 000 mètres carrés de toile de jute dans les endroits où il y avait 90 à 100 % de densité de myriophylle, dans les endroits les plus affectés. On a fait un suivi chaque année et quatre ans plus tard, en 2018, on voit que c'est très efficace. Le myriophylle a disparu aux endroits où on a mis les toiles. Les plantes indigènes ont repoussé de façon normale et standard », indique Yves Gosselin, de la Société de conservation du lac Lovering.

Plusieurs riverains étaient inquiets des conséquences de la présence de cette espèce dans leur lac. « Elle est très envahissante alors si on ne fait rien, ça se propage rapidement. Si on ne fait pas d'action, on va perdre le contrôle. On tient à la qualité du lac », ajoute M. Gosselin.

Pour ce dernier, il est primordial que Québec aide les municipalités dans leurs efforts pour enrayer le myriophylle à épis. On estime que 180 lacs du Québec sont aux prises avec cette plante envahissante que plusieurs appellent la plante zombie. Le projet a été mené par des bénévoles, rappelle-t-il. « Ça a demandé énormément de travail par les bénévoles et c'est très dispendieux. On n'a pas les moyens de s'offrir ça. On a besoin de l'aide du gouvernement et pas juste pour nous, mais pour tous les lacs. »

L'UMQ et les organismes souhaitent que le gouvernement du Québec débloque des fonds pour créer un programme comportant des volets de prévention, de gestion, de financement de la recherche et d'appui au milieu.

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