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Une étude pour déterminer le niveau de criminalité dans la Basse-Ville

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Une voiture du Service de police d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Trevor Pritchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la demande des résidents de la Basse-Ville à Ottawa, des étudiants ont lancé une étude pour déterminer le niveau de criminalité dans leur quartier et prendre des mesures adéquates pour y répondre, le cas échéant.

« On lisait beaucoup de manchettes dans les médias qui disaient que ça allait très mal. Pour nous les résidents, ça ne semble pas si grave que ça, mais on constate qu'effectivement, on a des problèmes », souligne Normand Moyer, secrétaire du conseil d'administration de l’Association communautaire de la Basse-Ville, en entrevue à l'émission Les matins d'ici.

En janvier dernier, l'Association avait organisé un atelier. Il en est ressorti que les membres devaient faire « un effort spécial pour déterminer quels sont les crimes dont les résidents sont témoins ou victimes », précise M. Moyer.

Pas de données fiables

L'Association travaille depuis six ans en étroite collaboration avec la police, mais elle avait du mal à obtenir des informations sur la criminalité par l'entremise d'autres organisations comme la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario.

En étudiant les crimes violents dans ce quartier, M. Moyer veut pouvoir comparer la Basse-Ville aux autres quartiers, comprendre quelle est la tendance et savoir quelles sont les catégories de crimes les plus à surveiller et les causes.

Ce sont deux étudiants de l'Université d'Ottawa financés par le programme d'emploi d'été du gouvernement du Canada qui mèneront cette étude pendant huit semaines, avec l'aide d'une base de données. Ils rencontreront aussi des groupes de résidents sur le terrain.

Les résultats de cette étude seront connus à la fin de cet été.

De façon générale, la gravité des crimes violents a augmenté dans la capitale nationale de 2012 à 2016, selon une étude du Conference Board du Canada.

L’étude, réalisée pour l’organisme Prévention du crime Ottawa, conclut que 2016 a été l’année la plus meurtrière, alors que le nombre d’homicides est passé de 7 à 24, soit une augmentation de 243 %. Le nombre d’agressions a lui aussi crû de 2015 à 2016, passant de 491 à 571.

Mathieu Fleury favorable à l’étude

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Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

Photo : Radio-Canada / Trevor Pritchard/CBC

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, salue l’initiative des résidents de la Basse-Ville.

« C’est extraordinaire. Je crois que l’initiative est bien. C’est surprenant qu’une association soit aussi bien organisée, mais ça démontre l’ampleur de la dynamique. [...] Il y a des enjeux réels dans la zone du marché By, près des refuges, dans la zone près de King Edward qui inquiètent les résidents, qui m’inquiètent », déclare-t-il.

« Ce qu’on demande depuis longtemps, c’est vraiment d’avoir une présence policière proactive dans la zone du marché By, dans Rideau », affirme-t-il.

Mathieu Fleury précise que le quartier est le théâtre de différents défis liés notamment à des problèmes de toxicomanie et de santé mentale, soulignant l’importance d’offres de services sociaux.

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