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Le camp autochtone intente une action en justice contre le gouvernement Moe

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp « Justice pour nos enfants volés ».

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp « Justice pour nos enfants volés », parle avec des journalistes devant le camp situé en face du palais législatif de la Saskatchewan, à Regina.

Photo : La Presse canadienne / Mark Taylor

Radio-Canada

Les représentants du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés » ont annoncé, lundi, qu'ils intentent une action en justice contre le gouvernement, relativement aux arrestations conduites en juin par la police de Regina. Ils remettent en question la constitutionnalité de cette descente policière et estiment qu'elle brime la Charte des droits et libertés.

Six membres du camp ont été arrêtés par la police de Regina, afin de permettre l’évacuation du camp, installé dans le parc Wascana, près du Palais législatif de la Saskatchewan.

L'action en justice intentée par le camp autochtone demande au tribunal de déclarer que la manifestation est protégée en vertu de la Charte des droits et libertés et que les arrestations du 18 juin étaient inconstitutionnelles.

Leur conseiller juridique, Dan Leblanc, a déclaré que la demande en justice a été déposée ce matin à la Cour du Banc de la Reine de Regina et que la première audience est prévue le 23 août.

Des droits brimés, selon les manifestants

M. Leblanc avance que les arrestations ont limité la liberté d'expression des manifestants, qui protestent de façon pacifique, et que cela va à l'encontre des droits et libertés mentionnées dans la Constitution canadienne.

Les manifestants disent qu'ils ont reçu la semaine dernière un retour du gouvernement par rapport à la rencontre qu'ils avaient obtenue avec plusieurs ministres provinciaux au début du mois.

D'après eux, le gouvernement est d'accord avec eux pour ce qui est de la surreprésentation des jeunes Autochtones dans le système de protection de l'enfance et dans le système de justice.

Les membres du camp affirment qu'ils poursuivront leur manifestation tant qu'il n'y aura pas d'engagement de la part du gouvernement.

L'annonce survient après que le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a déclaré qu'il n'a pas l'intention de visiter le camp de protestation.

Le premier ministre a affirmé, jeudi, qu'il ne s'est jamais présenté à une manifestation devant le palais législatif.

La porte-parole du camp, Robyn Pitawanakwat, dit que cela ne change rien à leur requête.

Elle estime que les protestataires ont déployé des efforts considérables, fait preuve de bonne foi, en plus de mener une manifestation pacifique en tout temps.

Nous n'avons pas forcément besoin qu'il vienne nous rendre visite pour susciter un changement.

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés »

Une réaction en réponse à Scott Moe

Les représentants du camp ont rencontré les ministres du gouvernement le 2 juillet afin de discuter de leurs préoccupations, dont plusieurs traitent de la surreprésentation des enfants autochtones en famille d'accueil, ainsi que du nombre d'hommes et de femmes autochtones dans le système de justice.

Ils ont également remis au gouvernement une liste d’actions liées à leurs préoccupations.

Selon eux, le gouvernement de Scott Moe ne s'est pas engagé à tenir une deuxième rencontre, mais il dit tout de même qu'il va répondre aux questions soulevées lors de cette rencontre.

Nous attendons toujours cela.

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés »

Au terme de cette rencontre, les manifestants ont déclaré que le gouvernement leur avait demandé de démontrer leur bonne foi et de démonter leurs tipis, s'il voulait que les choses aillent de l'avant.

Je pense que la bonne foi devrait venir de son côté, en ce moment.

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés »

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