•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les États-Unis veulent laisser du temps pour réduire les importations de pétrole iranien

Le drapeau vole au vent, alors que la torche crache du feu.
Une torche à gaz sur une plate-forme de production pétrolière dans les champs pétrolifères de Soroush, à côté d'un drapeau iranien. Photo: Reuters / Raheb Homavandi
Reuters

Les États-Unis ne souhaitent pas que le rétablissement de sanctions économiques contre l'Iran perturbe les marchés pétroliers et envisagent des dérogations pour laisser le temps à certains pays de réduire leurs importations de brut iranien, a déclaré le secrétaire américain au Trésor.

« Nous voulons que les gens réduisent leurs achats de pétrole [iranien] jusqu'à zéro, mais dans certains cas, si cela ne peut pas se faire en un jour, nous envisagerons des exceptions », a dit Steven Mnuchin, dont les propos tenus vendredi n'ont été rendus publics que lundi.

L'administration américaine fait pression sur certains pays pour qu'ils cessent leurs importations de pétrole iranien depuis le mois de mai, lorsque Donald Trump a décidé de se retirer de l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015.

Mnuchin a indiqué qu'il s'entretiendrait avec ses homologues du G20 lors d'une réunion des ministres des Finances à Buenos Aires du 19 au 22 juillet. La question des sanctions contre l'Iran devrait être au menu de ces entretiens.

« Nous avons dit très spécifiquement qu'il n'y aurait pas de dérogation générale, il n'y a pas de droits acquis », a dit Mnuchin. « Nous voulons être très prudents sur les marchés de l'énergie afin de donner aux gens le temps de réduire [leurs importations] », a-t-il ajouté.

Mnuchin a rappelé que les États-Unis attendaient de leurs alliés qu'ils appliquent les sanctions rétablies contre l'Iran, mais qu'ils « restaient à l'écoute s'il y avait des situations particulières ».

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que Washington avait refusé une demande de dérogation de la France pour ses entreprises opérant en Iran.

Commerce

International