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Le vide laissé par Greyhound sera difficilement comblé, selon un expert

Le logo de la compagnie de transport Greyhound.

Greyhound ne circulera plus dans l’Ouest canadien.

Photo : CBC/David Donnelly

Radio-Canada

Bien que certaines compagnies d'autocars pensent qu'elles arriveront à combler les manques de moyens de transport que laissera l'entreprise Greyhound à la suite de son retrait dans l'Ouest canadien, en octobre prochain, cela ne suffira pas à répondre aux besoins des usagers qui comptait sur le transporteur américain, dit un expert.

Un professeur d’études urbaines de l’Université Simon Fraser, Anthony Perl, a déclaré qu’une combinaison de programmes accrus de covoiturage en ligne, de nouveaux modèles de rechange, d'aide gouvernementale et de subventions doit être considérée pour permettre une transition efficace.

Selon lui, certains changements de politique publique doivent être pris en compte au risque de voir également échouer les petites compagnies de transport, là où Greyhound n'a pas pu survivre.

Selon lui, Greyhound ne se retire pas en raison d'une mauvaise exploitation, mais à cause des moyens de transport de rechange qui existent de nos jours.

Si [Greyhound] ne peut pas le faire, je ne sais pourquoi les gens pensent [qu’une autre entreprise] aurait un meilleur moyen de le faire.

Anthony Perl, professeur d’études urbaines de l’Université Simon Fraser

Explorer de nouveaux modèles

Anthony Perl croit que les régions rurales doivent chercher à l’étranger d’autres modèles qui ont fait leurs preuves.

La semaine dernière, Greyhound a annoncé qu'en raison d’un environnement de transport difficile, il cessera ses activités dans la majeure partie de l’Ouest canadien, à partir du 31 octobre 2018.

Selon les chiffres de l'entreprise, l'achalandage a diminué d'environ 40 % au pays au cours des dernières années, passant de 6 millions de passagers en 2010 à environ 3,5 millions, cette année.

Une chute que l’entreprise a attribuée à l’augmentation des déplacements en automobile, à la concurrence entre compagnies aériennes à bas coûts et aux contraintes réglementaires.

Dans son annonce, Greyhound a ciblé 400 emplacements au Canada qui perdraient leurs services, dont 57 en Saskatchewan.

La magie du marché ne résoudra pas ce problème.

Anthony Perl, professeur d’études urbaines de l’Université Simon Fraser

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