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Reprise de l’enquête publique sur l’affaire Wettlaufer

Elizabeth Wettlaufer après une comparution au Palais de justice de Woodstock en janvier 2017 Photo: La Presse canadienne / Dave Chidley
Radio-Canada

Après une pause de deux semaines, l'enquête publique relativement aux meurtres de huit aînés par l'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer a repris lundi à Saint Thomas, dans le Sud-Ouest de l'Ontario.

Les audiences portaient jusqu’à maintenant sur les centres de soins de longue durée où travaillait Wettlaufer et où sont mortes les victimes.

L’enquête publique se penche maintenant sur la supervision de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario, du ministère de la Santé et du coroner.

Le coroner en chef de l’Ontario, le Dr Dirk Huyer, est le premier intervenant appelé à témoigner.

En Ontario, les coroners, qui sont médecins et ont souvent d’autres pratiques, sont de garde et rémunérés à l’acte pour chaque enquête.

L’avocat Alex Van Kralingin, qui représente des proches des victimes, compte demander au bureau du coroner pourquoi il n’a pas enquêté sur les morts des victimes de Wettlaufer, même si certains de ces décès semblaient suspects.

L'une des grandes frustrations [des familles des victimes], c'est que tout le monde [à l'enquête publique] semble se montrer du doigt mutuellement plutôt que de réaliser que chacun d'entre eux aurait pu mieux agir.

Alex Van Kralingin, avocat représentant des familles

Les autorités ont-elles fermé les yeux?

Wettlaufer tuait ses victimes au moyen de surdoses d'insuline.

Au cours des premières semaines de l'enquête publique, des collègues de la meurtrière ont parlé des doutes qu’elles entretenaient par rapport aux circonstances entourant la disparition de médicaments et à la mort de patients.

L’infirmière Karen Routledge a raconté qu’elle avait même communiqué avec le bureau du coroner pour signaler ses doutes relativement à la mort d’une résidente d'un centre de soins de longue durée.

Pourtant, aucune autopsie n’a été pratiquée par la suite.

Durant les prochaines semaines d'audiences, Me Kralingin dit qu’il cherchera aussi à savoir ce que l’Ordre des infirmières et infirmiers savait sur les manquements de Wettlaufer au travail.

L'ex-infirmière purge une peine de prison à vie après avoir plaidé coupable à huit chefs d'accusation de meurtre prémédité, quatre de tentative de meurtre et deux de voies de fait graves.

Avec des renseignements fournis par Katherine Brulotte

Toronto

Crimes et délits