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Après les pertes du G7, le Festival d’été fait le bonheur des commerçants

Le point avec Nahila Bendali
Radio-Canada

Plusieurs s'étaient plaints des pertes liées au Sommet du G7, en juin, mais les 10 jours de musique qui se terminent leur ont redonné le sourire. À quelques heures de la fin du Festival d'été de Québec, les commerçants dressent un bilan positif des premiers jours de juillet.

Un texte d’Alexandre Duval

« Les commerçants ont fait de bonnes affaires, les touristes sont au rendez-vous, les terrasses sont pleines », constate le directeur général de la Société de développement commercial Montcalm, Jean-Pierre Bédard.

« En plus, il y avait le mondial [de soccer] qui était là en même temps, donc il y avait du monde le matin et il y avait du monde le soir! », fait-il remarquer.

M. Bédard ne s’en cache pas : le passage du Sommet du G7 a entraîné des pertes chez plusieurs de ses membres, mais ils pourront sans doute tourner la page au terme du Festival d’été.

La période qu’on vit présentement risque de compenser un peu pour ces pertes-là qu’on a vécues au début de l’été.

Jean-Pierre Bédard, directeur général de la SDC Montcalm
Jean-Pierre Bédard, président de la Société de développement commercial MontcalmJean-Pierre Bédard, président de la Société de développement commercial Montcalm Photo : Radio-Canada

Ce n’est qu’à la fin de l’été qu’on saura vraiment si les affaires ont été bonnes, tempère M. Bédard, mais il est confiant. Un seul défi s’est toutefois présenté pendant le Festival d’été : celui d’avoir assez de main-d’œuvre.

D’ailleurs, un restaurant du Vieux-Québec illustre parfaitement le problème : Chez Jules a dû fermer vendredi dernier, en plein cœur du Festival d’été, faute d’employés suffisants.

« Je vous dirais que les propriétaires, bien souvent, doivent redoubler de présence sur place pour combler des postes qu’ils ne sont pas en mesure de combler en raison de la pénurie de main-d’œuvre », avance M. Bédard.

Merci à Mère Nature

Sur la Grande Allée, le propriétaire du Bar L'inox affirme que le temps clément a grandement profité à son entreprise.

Les rares averses de pluie qui sont survenues ont généralement eu lieu en dehors des fortes heures d'achalandage pour son commerce, raconte Philippe Desrosiers.

« Je suis en avance dans mes chiffres sur l'année dernière, confie l'entrepreneur. La température joue pour beaucoup, mais les festivaliers et les touristes sont là. »

Philippe Desrosiers, propriétaire du Bar L'inoxPhilippe Desrosiers, propriétaire du Bar L'inox Photo : Radio-Canada

Les hôteliers satisfaits

Côté hôtelier, les affaires sont également bonnes, selon la directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec.

« On va être dans les alentours de 82 %, 85 % [de taux d’occupation] pour la première portion du mois de juillet, incluant le Festival d’été », avance Marjolaine de Sa.

Bien que satisfaisants, ces chiffres n’atteignent pas le record de l’an dernier, quand le Canada célébrait son 150e anniversaire, que le Festival d’été soufflait ses 50 bougies et que Québec s’apprêtait à accueillir les grands voiliers.

Le taux d’occupation actuel ressemble toutefois davantage à la moyenne des dernières années, selon Mme de Sa.

Quand on parle aux hôteliers, on est confiant que ce sera un bon été. On n’est pas inquiet à ce niveau-là.

Marjolaine de Sa, directrice générale de l'Association hôtelière de la région de Québec

Quant au Sommet du G7, Marjolaine de Sa affirme que les hôteliers ne s’en sont pas ressentis au même titre que d'autres commerces. Il y avait peut-être un peu moins de touristes qu’à l’habitude, dit-elle, mais il y avait tout de même beaucoup de gens qui logeaient à Québec pour travailler pendant le Sommet.

Avec les informations de Nahila Bendali

Économie