•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Ukraine et la Syrie au menu d'une rencontre Macron-Poutine à Moscou

Le président russe Vladimir Poutine offrant un bouquet de fleur à Brigitte Macron avant la rencontre avec son homologie français, Emmanuel Macron, au Kremlin.

Le président russe Vladimir Poutine offrant un bouquet de fleurs à Brigitte Macron avant la rencontre avec son homologie français, Emmanuel Macron, au Kremlin.

Photo : Getty Images / YURI KADOBNOV

Radio-Canada

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine à Moscou avant le coup d'envoi de la finale de la Coupe du monde de soccer opposant la France à la Croatie, à Moscou.

Reçu au Kremlin deux heures avant le début de la finale, le président français a tenu à féliciter M. Poutine pour un « parfait déroulement » du Mondial 2018.

« C'est la coupe qu'on est venus prendre », a-t-il ajouté, accompagné de son épouse Brigitte.

Plusieurs dossiers épineux étaient au menu de la rencontre entre les deux dirigeants.

Cette rencontre était l’occasion de donner une impulsion à de nouveaux progrès pour rapprocher leurs positions sur la crise syrienne, avait déclaré samedi une source à l’Élysée.

Le mécanisme de coordination mis en place entre les deux pays dans le but de relayer les efforts visant à rapprocher les positions du « small group » (qui comprend notamment des pays européens et les États-Unis) de celles du « format d’Astana » (Russie, Turquie, Iran) fonctionne, a-t-elle ajouté.

La source a par ailleurs ajouté que l'évolution de la situation en Ukraine n’avait pas été suffisamment favorable pour envisager d’inviter d’ores et déjà Vladimir Poutine au Sommet du G7 organisé l’an prochain, sous présidence française.

« Pour l’instant, on n’a pas fait assez de progrès pour justifier des initiatives comme celle-ci », a-t-elle dit.

À l'issue du Sommet du G7 au Canada, Emmanuel Macron avait déclaré qu'il aimerait pouvoir inviter son homologue russe au sommet qui sera organisé à Biarritz, mais que ceci dépendrait en particulier de l'application par la Russie du processus de Minsk sur le règlement du conflit en Ukraine.

Peu avant la rencontre entre les deux dirigeants, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont appelé la Russie à « rendre compte de son rôle » et à « coopérer pleinement au processus pour établir la vérité et obtenir justice pour les victimes du vol MH17 », abattu par un missile au-dessus de l'Ukraine en 2014.

Dans une déclaration à l'occasion de l'anniversaire de l'écrasement du vol de la Malaysia Airlines le 17 juillet 2014, les ministres jugent « convaincantes, significatives et profondément troublantes », les conclusions de l'équipe commune d'enquête « quant au rôle de la Russie dans l'écrasement du vol MH17 ».

Les enquêteurs étrangers ont conclu que le missile Bouk qui a abattu l'avion de Malaysia Airlines provenait de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk. La Russie a catégoriquement démenti.

Nous sommes unis dans notre soutien à l'Australie et aux Pays-Bas, qui demandent à la Russie de rendre compte de son rôle dans cet incident et de coopérer pleinement au processus pour établir la vérité et obtenir justice pour les victimes du vol MH17 et leurs proches.

Extrait du communiqué des ministres des Affaires étrangères du G7

Les Pays-Bas et l'Australie, dont de nombreux ressortissants figurent parmi les 298 victimes, jugent la Russie responsable du déploiement du missile et donc de la mort de leurs concitoyens.

Le G7 regroupe le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Avec les informations de Reuters, et AFP

Politique internationale

International