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Des centaines de calmars échouent sur les côtes de l’Île-du-Prince-Édouard

Deux calmars gisant sur la plage.
Les calmars gisaient sur la plage. Photo: Sarah MacMillan / CBC
Radio-Canada

Une scène impressionnante a eu lieu sur deux plages de l'Île-du-Prince-Édouard vendredi : des centaines de calmars se sont retrouvés échoués sur le sable.

Le ministère des Pêches et des Océans (MPO) a confirmé lundi que les calmars sont morts de causes naturelles.

Leisa Boudreau a fait cette découverte vendredi sur une plage entre Bedeque et Summerside, dans le sud de l’île. « J'ai été plutôt choquée », raconte-t-elle.

Mme Boudreau affirme que les calmars étaient échoués sur un demi-kilomètre de distance. Il pourrait y en avoir quelques milliers selon elle.

« Ils étaient entre les rochers, morts, allongés tout le long. Il y avait deux très longues traînées d'algues marines et [ils] étaient mélangées à celles-ci », dit-elle.

Elle a communiqué avec le MPO pour rapporter son observation. Elle n’avait jamais vu le moindre calmar échoué sur une plage auparavant.

Plus d'une dizaine de calmar mort sur la plage.Agrandir l’imageLes calmars étaient nombreux sur la plage. Photo : Leisa Boudreau

Tu veux juste savoir ce qui a causé ça. Il y a beaucoup de suppositions, mais nous ne savons pas vraiment.

Leisa Boudreau

Quelques dizaines de calmars échoués ont aussi été observés sur une plage près de Brudenell, dans l’est de l’île.

Le MPO ne peut pour l’instant donner une explication à ce phénomène, mais assure qu’il va l’étudier rapidement.

Une cause naturelle

Un phénomène similaire a été observé en Nouvelle-Écosse à la fin du mois de mai.

Même si ces observations sont inhabituelles et impressionnantes, ces mortalités font partie du cycle de vie normal de l’animal, avaient alors précisé des scientifiques.

Un calmar gît sans vie sur le sol. «Je n'ai jamais rien vu de tel dans toute ma vie», raconte Leisa Boudreau. Photo : Leisa Boudreau

Ces calmars ont un taux de mortalité tellement élevée que certains meurent peu de temps après les périodes de reproduction.

« Se reproduire et ensuite mourir, c'est parfois la façon la plus efficace d’assurer la survie de l’espèce, en particulier pour celles qui souffrent de toute façon d'une mortalité élevée », avait alors affirmé Ian McLaren, un biologiste de l’Université Dalhousie.

Certaines espèces de calmar n’ont qu’un seul cycle de reproduction avant la mort. Cela expliquerait pourquoi plusieurs individus meurent au même moment, avait raconté le biologiste.

Toutefois, normalement, lorsque les calmars meurent, ils finissent au fond de l'océan et dérivent avec les courants de fond.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Faune et flore