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Des femmes s'initient à la pêche au saumon

Des participantes à cette activité d'initiation expérimentent les subtilités de ce type de pêche.

L'art de la pêche au saumon à la mouche se développe avec de bons conseils et la pratique.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération québécoise pour le saumon atlantique soutient encore cette année des initiations à la pêche au saumon pour femmes. Une de ces journées spéciales a lieu ce samedi à la rivière Godbout, sur la Côte-Nord.

L'objectif de cette journée d'initiation est d'amener plus de femmes dans les rivières à saumon de la province.

L'organisatrice bénévole pour le mentorat chez les femmes à la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, Sylvie Tremblay, explique que l'activité permet de combattre la perception qu'il s'agit d'un sport difficile d'accès réservé aux hommes.

Les femmes vont penser que c'est inaccessible, que c'est trop compliqué, déplore Sylvie Tremblay.

Le coût de l’activité peut aussi rebuter certaines femmes. Il y a le mythe que ça coûte cher, note Sylvie Tremblay.

Les femmes sont souvent ministres des Finances dans les budgets au niveau des familles. Ça aussi, c'est une des préoccupations. Donc il fallait développer des activités où les femmes se sentent à l'aise, aient le goût de venir.

Sylvie Tremblay, organisatrice bénévole pour la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, photographiée en bordure de la rivière Godbout. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sylvie Tremblay est organisatrice bénévole pour la Fédération québécoise pour le saumon de l'Atlantique.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

L'une des participantes habite le village de Godbout et croyait que la pêche au saumon serait compliquée, mais elle s’est plutôt rendu compte qu’il suffisait d’être bien équipée et conseillée.

Je n’aime pas les mouches et puis ils annonçaient de la pluie... Je pensais que ce serait difficile... mais ça va très bien!

Brigitte Savard, résidente de Godbout et nouvelle amatrice de pêche au saumon
Brigitte Savard photographiée en bordure de la rivière Godbout. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brigitte Savard habite près de la rivière Godbout, mais n'y avait jamais pêché le saumon avant.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

Malheureusement, il y a encore trop de femmes qui ont peur du jugement , se désole Sylvie Tremblay. Selon elle, le fait que ce soit des femmes qui initient d’autres femmes lors de ces activités spéciales aide beaucoup les nouvelles à oser essayer.

Sylvie Tremblay pêche le saumon depuis près de 30 ans. Elle croit que l'attitude des pêcheurs à l'égard des femmes change.

C'est arrivé que des gars me voyaient arriver sur une fosse, ils pensaient que ce n’était pas sérieux, que je ne serais pas capable de pêcher comme il faut ou de les accoter, raconte Sylvie Tremblay. Mais je pense que ce temps-là est révolu. Aujourd'hui, les pêcheurs sont contents de nous voir arriver sur les rivières.

Marilyn Leblond agit comme mentore bénévole lors de l’activité et rappelle aux participantes que le plaisir est aussi dans le processus, pas juste dans la capture.

La plupart du temps, on ne prend pas de saumon, on fait ça pour le plaisir d’être dehors, de pêcher, de relaxer.

Marilyn Leblond photographiée en bordure de la rivière Godbout. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marilyn Leblond, agissait à titre de mentore durant cette activité d'initiation pour les nouvelles pêcheuses de saumon.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

L'activité a attiré plus d’une dizaine de participantes.

La prochaine journée d'initiation pour les femmes se tiendra à la zec de la rivière Mitis le 25 août prochain.

D'après le reportage d'Olivier Roy-Martin

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