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Paris et Malte prendront en charge certains des migrants secourus en mer

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte.

Photo : AFP / Getty Images / Aris Oikonomou

Agence France-Presse

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a mis samedi la pression sur ses partenaires de l'UE pour qu'ils prennent en charge une partie des 450 migrants se trouvant dans les eaux italiennes, obtenant une réponse positive de la France et de Malte.

La France et Malte prendront chacune 50 des 450 migrants transbordés sur deux navires militaires. Très rapidement les offres d'autres pays européens arriveront.

Giuseppe Conte sur sa page Facebook

Le chef du gouvernement revendique ce succès « après une journée de contacts téléphoniques et écrits avec tous les 27 leaders européens », affirmant qu'il leur avait rappelé « la logique et l'esprit de partage contenus dans les conclusions du Conseil européen de fin juin ».

M. Conte ajoute à ce commentaire une copie de la lettre adressée à Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et Donald Tusk, président du Conseil européen.

« Dans ce contexte qui voit l'Italie toujours en première ligne face à l'urgence de sauver des vies humaines en mer, je te demande un signe clair de partage de la responsabilité de la gestion du phénomène migratoire, et d'envisager la possibilité d'accueillir dans un port ou de prendre en charge une partie des quelque 450 personnes secourues », écrit M. Conte dans cette lettre également adressée aux autres chefs d'État ou de gouvernement de l'UE.

Cette annonce semble mettre un terme à l'incertitude qui entourait le sort des 450 migrants depuis qu'ils ont été secourus et devrait pouvoir leur ouvrir l'accès à un port italien.

Un acte de justice

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini.

Photo : Reuters / Lisi Niesner

Dans un premier temps le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini avait insisté auprès de M. Conte pour que les deux navires aient pour instruction de « faire route vers le sud, la Libye ou Malte ».

« Il faut un acte de justice, de respect et de courage pour lutter contre les trafiquants d'êtres humains et susciter une intervention européenne », avait dit dans la matinée le ministre, également chef de la Ligue (extrême droite), selon son entourage, cité par les agences.

Une embarcation de bois avec 450 migrants à bord partis depuis la Libye a été repérée vendredi à l'aube dans les eaux internationales, mais dans la zone d'intervention maltaise.

Dans un échange de messages, courriels et appels téléphoniques entre les autorités des deux pays, Rome a tenté vendredi de faire prendre la responsabilité de ces migrants à Malte.

La Valette a répliqué en affirmant que l'embarcation était bien plus proche de l'île italienne de Lampedusa que de son propre territoire, soulignant que les migrants ne voulaient pas d'aide maltaise, mais souhaitaient poursuivre leur route vers l'Italie.

Malte a réitéré samedi avoir respecté « toutes les obligations prévues par les conventions internationales » en ce qui concerne les secours en mer.

Tolérance zéro

Un navire de la garde-côtière italienne entre dans un port.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Matteo Salvini a décidé il y a un mois d'interdire l'accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée.

Photo : AFP / Getty Images / Alessandro Fucarini

Une dizaine de personnes, des femmes et des enfants, ont été transportées pour des raisons médicales sur Lampedusa puis dans d'autres villes siciliennes.

Selon des sources italiennes, certains migrants se sont jetés à l'eau en voyant les deux navires militaires, un italien et un anglais participant à la mission européenne Frontex, obligeant ainsi les secours à intervenir.

Cette situation rappelle celle du navire humanitaire allemand Lifeline avec ses 233 migrants à bord, obligé d'attendre une semaine en mer l'issue d'un bras de fer entre La Valette et Rome, avant d'être autorisé à accoster à Malte.

En poste depuis le 1er juin, Matteo Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d'interdire l'accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée.

Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales en Méditerranée, la position de l'Italie étant de partager avec l'UE la gestion des flux migratoires.

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