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Trois seuils et beaucoup de mouvement sous la surface du fjord du Saguenay

Le fjord du Saguenay.
Le fjord du Saguenay Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une équipe de chercheurs internationaux a procédé à une vaste cueillette de données du 2 au 9 juillet dans le fjord du Saguenay. L'équipe de la mission SILLEX visait notamment à mesurer les vagues sous-marines que l'on retrouve dans ce secteur.

Pour ce faire, les scientifiques ont entre autres utilisé un dispositif de poisson acoustique tiré près de leur bateau juste sous la surface de l’eau, souligne Peter Galbraith, chercheur à l'Institut Maurice-Lamontagne pour Pêches et Océans Canada.

Avec le poisson acoustique, l’équipe a été en mesure de voir les interfaces de densité dans l’eau sur lesquelles des particules peuvent flotter, ça peut être du phytoplancton, du zooplancton, illustre Peter Galbraith.

Le poisson acoustique que les scientifiques tirent à côté du
bateau et qui permet de recueillir une multitude de données est photographié à l'intérieur du bateau avant d'être mis à l'eau. C'est ce poisson acoustique que les scientifiques tirent à côté du bateau et qui permet de recueillir une multitude de données. Photo : Gracieuseté Daniel Bourgault

Les marées et les fluctuations dans la hauteur du fond du fjord ont une grande influence sur ces vagues sous-marines, même lorsqu’il n’y a pas de vent à la surface et que tout semble calme.

L’eau est de plus en plus salée et stratifiée en allant de la surface vers le fond et puis les forts courants de marée déplacent ces eaux stratifiées sur des montagnes sous-marines, des seuils, et ça génère des vagues sous-marines.

Peter Galbraith, chercheur à l'Institut Maurice-Lamontagne pour Pêches et Océans Canada

Les plaisanciers qui se déplacent sur le fjord peuvent toutefois en voir des signes en surface. Cela va se manifester à la surface par des bandes que l’on va voir, indique Peter Galbraith, et qui ont l’air de bandes de convergence où l’eau accumule les petites vagues ensemble. Cela fait comme une texture séparée par des endroits complètement calmes, c’est la signature de vagues sous-marines.

Le chercheur Peter Galbraith photographié devant le Colvert, l'un des deux navires ayant servi à la cueillette de données effectuée du 2 au 9 juillet dans le fjord du Saguenay. La photo est prise à la marina. Le chercheur Peter Galbraith devant le Colvert, l'un des deux navires ayant servi à la cueillette de données effectuée du 2 au 9 juillet dans le Fjord du Saguenay. Photo : Gracieuseté Peter Galbraith

Les recherches qui découlent de cette mission auront une pertinence locale et globale promet Peter Galbraith.

Localement, pour comprendre le Saguenay et pourquoi il réussit à se renouveler rapidement et à avoir des eaux continuellement oxygénées, ce qui a des impacts sur la biologie qui y habite, donc pour comprendre les mécanismes qui permettent cela, donc localement comprendre la dynamique du fjord du Saguenay, souligne Peter Galbraith, mais c’est aussi un endroit très propice pour étudier fondamentalement ces vagues-là et comment elles sont générées.

Le bateau Coriolis photographié sur l'eau dans le cadre de la mission SILLEX.Le bateau Coriolis II est l'un des deux navires ayant servi lors de la mission SILLEX. Photo : Peter Galbraith

L’étude des données recueillies se poursuivra au cours des prochains mois. De l’équipement a aussi été laissé sur place pour continuer de recueillir des données pendant la prochaine année.

La mission SILLEX est un projet du regroupement Québec-Océan avec des scientifiques des Pays-Bas (NIOZ), de France (CNRS) et du Québec (ISMER et IML).

Avec les renseignements de Geneviève Génier Carrier

Physique

Science