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Agrile du frêne : évitez de transporter votre bois de chauffage

Feu de camp

Feu de camp

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Radio-Canada

Alors que la saison de camping est bien amorcée, les amateurs de plein air sont priés de ne pas transporter leur bois de chauffage d'une région à l'autre. La directive vise à limiter la propagation d'insectes ravageurs tels que l'agrile du frêne.

Un texte d’Alexandre Duval

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) rappelle aux voyageurs d’acheter leur bois de chauffage dans la région où ils prévoient le brûler.

« Nous ne les voyons peut-être pas, mais les insectes envahissants qui représentent un danger pour nos forêts peuvent facilement se dissimuler dans le bois de chauffage », peut-on lire sur le site web de l’ACIA.

Il est d’ailleurs interdit de transporter du bois de chauffage d’une zone réglementée vers une zone non réglementée sans avoir d’abord obtenu un certificat de circulation de l’ACIA.

Québec, la Jacques-Cartier, la Côte-de-Beaupré et Portneuf font toutes parties des zones réglementées pour l’agrile du frêne. C’est aussi le cas de presque toute la région de Chaudière-Appalaches, excepté pour Montmagny et L’Islet.

Responsabilité partagée

Camping Québec fait partie des organisations qui font de la sensibilisation pour limiter le transport du bois de chauffage. Pour le PDG, Simon Tessier, il s’agit d’une responsabilité partagée.

« Quand la problématique de l’agrile du frêne est survenue, nous, on a donné la directive à nos membres entrepreneurs d’éviter d’accepter le bois de l’extérieur pour éviter la propagation », dit-il.

On a également avisé les campeurs via nos différents réseaux sociaux, infolettre, page Facebook, d’éviter ce genre de transport-là.

Simon Tessier, PDG de Camping Québec

M. Tessier reconnaît que le bois de chauffage peut coûter plus cher lorsqu’il est acheté auprès du propriétaire d’un camping, mais il soutient que l’intégrité de nos forêts est en jeu si l’agrile du frêne continue de gagner du terrain.

« C’est extrêmement important pour limiter la propagation. Ce phénomène-là est en forte croissance malgré les efforts qu’on met de l’avant de notre côté. »

Une « catastrophe »

À Québec, de nombreux frênes ont été abattus depuis l’an dernier, après la confirmation que l’agrile était bel et bien arrivé dans la région.

L’année dernière, l’arboriculteur Jean Lamontagne n’hésitait pas à qualifier la situation de « catastrophe ».

Il se disait convaincu que le transport du bois de chauffage était à l’origine de l’arrivée de l’agrile du frêne dans la capitale, alors que l’insecte causait d’irréversibles dommages à Montréal depuis quelques années déjà.

L'insecte, qui était à Trois-Rivières l'année dernière, aurait dû prendre plusieurs années avant de se rendre dans la région.

« L'agrile est à l'intérieur. Vous allez faire du camping plus loin, vous prenez votre bois, vous faites vos choses, l'agrile sort et contamine le secteur. Votre bois de chauffage, gardez-le chez vous », conseille-t-il.

Toutefois, Jean Lamontagne croit qu'il est très difficile de surveiller qui contrevient à ces restrictions en pleine saison estivale.

Société