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Compensation pour l'atteinte aux milieux humides : l'UPA régionale veut une exemption

Un lac entourés d'arbres avec une petite plage à proximité.
Un exemple de milieu humide Photo: Radio-Canada / Mélissa Paradis
Radio-Canada

L'Union des producteurs agricoles (UPA) d'Abitibi-Témiscamingue veut être exemptée du paiement des compensations pour l'atteinte aux milieux humides et hydriques.

Québec souhaite mettre en place un règlement qui stipule entre autres qu'une compensation devra être donnée pour tout développement sur des milieux humides.

Selon l'UPA, les agriculteurs de la région seraient fortement désavantagés par le système, qui propose notamment des compensations de 18 100 $ à 240 800 $ pour le drainage d'un seul hectare de terre.

Pour le président Pascal Rheault, il serait inadéquat de mettre sur le même pied d'égalité les projets miniers ou immobiliers et les projets agricoles.

On a quand même des activités qui sont facilement réversibles. On [considère l'agriculture comme étant une] activité irréversible. Les compensations vont dans ce sens-là.

Pascal Rheault

« Nous on travaille en hectares et non en mètres carrés et au niveau des compensations, c'est inadmissible. Aussi, on a beaucoup de milieux humides en Abitibi-Témiscamingue, c'est 24 % du territoire, au niveau des compensations ce n'est pas vivable [car] ce n'est pas le même revenu pour un hectare de terre agricole et un hectare pour le développement immobilier, on ne peut pas être mis sur le même pied d'égalité », soutient Pascal Rheault.

Pascal Rheault veut que Québec prenne en compte la réalité régionale, ce que son organisation a expliqué dans un mémoire déposé auprès du ministère de l'Environnement.

Il y a quelques jours, les préfets de la région avaient également dénoncé le système de compensation que veut imposer Québec.

Abitibi–Témiscamingue

Environnement