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Donald Trump accueilli par la reine Élisabeth II à Windsor

La reine Élisabeth II se tient aux côtés du président américain, Donald Trump, et de son épouse, Melania, lors de leur visite au château de Windsor, vendredi.
La reine Élisabeth II se tient aux côtés du président américain, Donald Trump, et de son épouse, Melania, lors de leur visite au château de Windsor, vendredi. Photo: Reuters

Le président américain, Donald Trump, et son épouse, Melania, ont été reçus vendredi au château de Windsor par la reine Élisabeth II, une rencontre qui suscite des grincements de dents au Royaume-Uni.

Le couple présidentiel a été accueilli par la reine de 92 ans, toute de bleu vêtue, dans la cour du château, sous un soleil éclatant, avant d'écouter, debout, côte à côte, l'hymne national américain.

Élisabeth II a ensuite invité Donald Trump à passer en revue la garde d'honneur, des soldats vêtus du traditionnel uniforme rouge et coiffés du célèbre bonnet à poils d'ours. La souveraine et le président américain devaient ensuite prendre le thé.

Donald Trump et la reine Élisabeth II inspectent les Coldstream Guards, un régiment d'infanterie de l'armée britannique, lors de la visite du président des États-Unis au château de Windsor. Donald Trump et la reine Élisabeth II inspectent les Coldstream Guards, un régiment d'infanterie de l'armée britannique, lors de la visite du président des États-Unis au château de Windsor. Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Ces honneurs passent mal auprès de nombreux Britanniques. Des manifestants anti-Trump avaient d'ailleurs fait le déplacement à Windsor, vendredi, brandissant des pancartes « Dites non à Trump ».

Quelques manifestants anti-Trump étaient présents, vendredi, à Windsor, pour accueillir le président des États-Unis. Quelques manifestants anti-Trump étaient présents, vendredi, à Windsor, pour accueillir le président des États-Unis. Photo : Getty Images / Chris Jackson

Selon un sondage YouGov publié jeudi, près de la moitié (49 %) des 1648 personnes interrogées pensent que la reine n'aurait pas dû le recevoir.

L'an dernier, près de 1,9 million de personnes avaient signé une pétition pour empêcher une visite d'État, « parce que ça causerait de l'embarras à Sa Majesté la reine ».

La visite du président américain est finalement une visite de travail et non une visite d'État, qui implique de plus amples honneurs, procession en carrosse et banquets inclus.

Depuis son accession au trône en 1952, la reine a reçu tous les présidents américains, sauf Lyndon Johnson.

Dans un entretien au tabloïd The Sun, Donald Trump a qualifié Élisabeth II de « femme incroyable ».

Pendant tant d'années, elle a représenté son pays et elle n'a jamais vraiment fait d'erreur.

Donald Trump

« Ma femme est une grande admiratrice » de la souveraine, a-t-il ajouté.

Peu avant sa rencontre avec la souveraine, le président américain s'est entretenu avec la première ministre britannique, Theresa May, pour discuter d'un accord commercial.

Les bévues passées de Trump à propos de la famille royale

Les précédents commentaires de Donald Trump sur la famille royale n'avaient pas été aussi courtois. Dans une entrevue en 2000, il avait déclaré qu'il aurait passé la nuit avec Diana « sans hésiter ». « Elle était folle, mais ce sont des détails mineurs ».

Douze ans plus tard, après la publication de photos de l'épouse du prince William, Kate, en train de bronzer seins nus dans le sud de la France, Donald Trump avait tweeté que la duchesse de Cambridge ne pouvait que « s'en prendre à elle-même ».

« Qui ne prendrait pas la photo de Kate pour gagner beaucoup d'argent si elle faisait son truc de bronzage nue... Allons, Kate! » avait-il écrit.

Pendant sa visite au Royaume-Uni, le président Trump ne croisera pas l'héritier du trône, le prince Charles, fervent écologiste.

Un article du Sunday Times de janvier 2017 soulignait que les deux hommes ne se rencontreraient pas en raison de leurs fortes divergences sur le changement climatique.

« Il n'acceptera pas que quiconque lui fasse la leçon, même un membre de la famille royale », confiait une source proche de Donald Trump au journal.

Avec les informations de AFP

Politique américaine

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