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Prévenir le suicide, un kilomètre à la fois

Des cyclistes dans les rues de Rivière-du-Loup.
Des cyclistes louperivois se sont joints à ceux qui parcourent pas moins de 2600 kilomètres pour promouvoir la prévention contre le suicide. Photo: Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

2600 kilomètres. C'est la distance que parcourent actuellement six cyclistes qui pédalent pour sensibiliser les gens à la prévention du suicide. Partis de Salaberry-de-Valleyfield le 10 juillet dernier, ils se sont arrêtés à Rivière-du-Loup, le 13 juillet, pour saluer les gens de la Bouffée d'Air du KRTB, une ressource d'hébergement de crise et de transition qui accueille et héberge toute personne vivant une situation de détresse.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

La randonnée qui mène les cyclistes vers Saint-Jean de Terre-Neuve a pour but de faire connaître les différents organismes de prévention du suicide dans les différentes régions qu'ils parcourront. Mais principalement, le but est de faire connaître Le Tournant, situé à Salaberry-de-Valleyfield, qui accueille et accompagne les gens dans leur démarche vers un mieux-être, affirme Guy de Repentigny, un des six cyclistes.

Selon M. de Repentigny, beaucoup de gens ne savent pas que de tels services sont offerts, ce pour quoi ces six personnes ont décidé de mettre la main à la pâte.

Il y a de l'aide. 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année. On se fait donc une vitrine pour ces organismes qui existent et qui sont précisément là pour venir en aide aux gens qui en ont besoin.

Guy de Repentigny, cycliste
Guy de Repentigny sourit à la caméra.Guy de Repentigny. Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Vivre avec la culpabilité

Cette randonnée revêt un caractère particulier pour Julie Lapointe, co-initiatrice de l'événement. Son conjoint s'est enlevé la vie en 2014. Cette randonnée de 2600 kilomètres lui fait vivre beaucoup d'émotions.

Il avait du succès dans tout, c'est un homme brillant avec une belle carrière. Puis, un jour, il s'est blessé. En raison d'un déséquilibre chimique au cerveau, il s'est enlevé la vie. On se sent tellement coupable, on cherche des réponses à toutes sortes de questions.

Julie Lapointe, co-initiatrice du projet
Julie Lapointe sourit à la caméra.Julie Lapointe. Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Mme Lapointe affirme qu'à ce moment, son conjoint et elle connaissaient mal les ressources disponibles pour leur venir en aide. On aurait pu aller chercher de l'aide pour mon conjoint. Mais on ne connaissait même pas les gens qui étaient disponibles pour nous. Et puis, un jour...c'était trop tard, affirme-t-elle.

Elle admet avoir eu des pensées suicidaires à la suite de la mort de son conjoint. Ma vie est passée du bonheur au cauchemar. Puis j'ai cherché de l'aide et j'ai trouvé. C'est pour ça que je fais cette randonnée, pour que les gens s'informent sur l'aide qui existe avant même qu'ils aient des pensées sombres, ajoute Mme Lapointe.

Les cyclistes seront au Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent de Rimouski, le 14 juillet. La population est conviée à s'y déplacer pour les encourager et faire des dons aux organismes de la région.

Bas-Saint-Laurent

Santé physique et mentale