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Les professionnels de l'industrie du cannabis craignent des interdictions à vie des États-Unis

Un drapeau du Canada, où a été brodé une feuille de cannabis, flotte devant la colline du Parlement à Ottawa.
Le cannabis sera légal au Canada à partir du 17 octobre, mais les professionnels de l'industrie craignent de faire face à des problèmes à la frontière américaine. Photo: The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Les Canadiens qui travaillent dans l'industrie du cannabis commencent à avoir des problèmes à la frontière américaine, selon un avocat en immigration.

Len Saunders est un avocat en immigration basé à Blaine dans l’État de Washington, un point d’entrée très fréquenté par les Britanno-Colombiens en direction des États-Unis. Il dit que certains de ses clients ont été refusés à la frontière, ou même été interdits à vie, pour leur association avec le commerce de la marijuana.

« Je reçois des appels presque quotidiennement de personnes dans le secteur de la marijuana au Canada qui sont inquiètes pour leur propre situation ou celles de leurs employés qui font des voyages d’affaires aux États-Unis », dit M. Saunders.

Malgré le fait que la marijuana est légale dans l'État de Washington et sera bientôt légale au Canada, la frontière demeure la juridiction du gouvernement fédéral et est régie par des agents frontaliers fédéraux.

M. Saunders raconte que les agents américains disent à ses clients que même un lien informel à l’industrie, un simple investissement par exemple, pourrait engendrer une interdiction à vie.

« Ils se font dire qu’ils sont barrés soit parce qu'ils ont une raison de croire qu’ils sont associés à l’industrie du trafic de drogue, dont la marijuana, ou parce qu’ils vivent des profits du trafic de drogue. »

Selon l’avocat, il était inédit qu’un voyageur d’affaires soit interdit d’entrer aux États-Unis. Maintenant, dit-il, plusieurs personnes d’affaires ont décidé de rester au Canada pour le moment.

Barinder Rasode, PDG de l’Institut national pour la santé et l’éducation du cannabis, dit que les craintes d’une interdiction à vie entraînent des comportements extrêmes. « Ils effacent les contenus de leurs téléphones ou communiquent uniquement à travers certaines applications afin de pouvoir supprimer l’application, ou ils expédient leur téléphone à leur destination… Ce sont des réalités auxquelles les Canadiens ne sont pas habitués. »

Terry Lake, ancien ministre libéral de la santé, est maintenant le vice-président d’une entreprise de marijuana. Il compte exercer une pression pour que le gouvernement fédéral intervienne au nom de personnes dans l’industrie.

« La capacité de faire nos affaires sera sévèrement perturbée si nous ne pouvons pas franchir cette frontière. »

Colombie-Britannique et Yukon

Société