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Davie livre enfin un 1er navire pour la traverse Tadoussac – Baie-Sainte-Catherine

Photo du NM Armand Imbeau II prise sur le pont servant à accueillir les voitures. On aperçoit une corde d’amarrage, la passerelle du navire et une rampe d’accès pour les piétons.
Le NM Armand Imbeau II peut être entièrement alimenté au gaz naturel liquéfié. Photo: Radio-Canada / Jean-François Nadeau

Après trois ans de retard et des changements dans les plans et devis qui ont entraîné des dépassements de coûts de 200 millions de dollars, le chantier Davie a livré vendredi un premier traversier qui assurera le lien entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Un texte de Louis Gagné

Le navire NM Armand Imbeau II sera en fonction à partir du mois d’octobre. Il pourra transporter jusqu’à 330 véhicules à l’heure d’une rive à l’autre de la rivière Saguenay, soit une centaine de plus qu’actuellement.

Les personnes qui font régulièrement l’aller-retour entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine attendaient depuis plusieurs années l’arrivée de nouveaux traversiers.

Le contrat initial conclu entre la Davie et la Société des traversiers du Québec (STQ) prévoyait la construction de deux navires au coût de 120 millions de dollars qui devaient être livrés en 2015.

Près de 325 millions $

Des changements apportés aux plans et devis ainsi qu’un conflit entre le chantier de Lévis et la STQ ont toutefois entraîné des retards et des dépassements de coûts considérables.

La facture atteint maintenant près de 325 millions de dollars.

Afin de dénouer l’impasse et mener le projet à terme, le gouvernement Couillard a décidé l'an dernier de retirer le dossier des mains de la STQ.

« Investissement très rentable »

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, a tenté de relativiser les coûts de construction des deux navires.

« On aimerait toujours que ça coûte moins cher, mais si on se compare ailleurs dans le monde, à travers des navires comparables, je peux vous dire qu’on est à l’intérieur de budgets somme toute intéressants », a-t-il soutenu.

Le ministre a ajouté que l’amélioration du service entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac était essentielle, non seulement pour le tourisme, mais aussi pour les entreprises.

Économiquement, pour le Québec, c’est un investissement aujourd’hui qui est très rentable.

Jean D’Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes

Une première en Amérique du Nord

Selon le chantier maritime, le navire livré vendredi est le premier traversier construit en Amérique du Nord pouvant être entièrement alimenté au gaz naturel liquéfié (GNL).

« L’utilisation du gaz naturel, côté environnemental, c’est un des combustibles les plus verts. Il n’y a presque pas d’émissions atmosphériques. De plus, les coûts du GNL sont somme toute très stables pour un combustible fossile », indique le directeur adjoint du chantier Davie, François Duguay.

Il mentionne que le système à combustion hybride du NM Armand Imbeau II pourra être adapté s’il y a une évolution de la technologie de manière à rendre le traversier « encore plus vert ».

Doté d’une « capacité de brise-glace élevée », le navire pourra fonctionner toute l'année.

Le second traversier devrait être livré en janvier.

Avec la collaboration de Jean-François Nadeau

Québec

Transports