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OmniTRAX fait appel de l’ordre de réparer le chemin de fer de Churchill

Un chemin de fer est à demi immergé dans l'eau, qui entoure la voie.
Les inondations du printemps 2017 ont causé des dommages importants à la voie ferrée. Un régulateur fédéral cherche à contraindre le propriétaire, OmniTRAX, à effectuer les réparations. Photo: OmniTRAX

OmniTRAX affirme que l'Office des transports du Canada n'a pas l'autorité pour réclamer la réparation d'un chemin de fer endommagé dans le nord du Manitoba. La société américaine, propriétaire de l'unique lien terrestre entre Churchill et le reste de la province a fait appel de la décision d'une cour fédérale le 9 juillet.

En mai 2017, d’importantes inondations ont endommagé la voie ferrée. Churchill, située à 1000 km au nord de Winnipeg, a depuis cette date de la difficulté à être approvisionnée et le propriétaire de la ligne, OmniTRAX, refuse d'assumer les réparations.

Une dispute juridique entre OmniTRAX et le gouvernement fédéral au sujet du financement des réparations de la voie ferrée dure depuis un an.

« Il faut que ce chemin de fer soit réparé », lance le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba (NPD), Wab Kinew.

« Chaque jour de retard, chaque jour au cours duquel la voie ferrée n’est pas réparée signifie une nouvelle journée où le prix de la nourriture et de l'essence est exorbitant pour les habitants de Churchill. Et je ne parle même pas de ceux qui ont perdu leur emploi à cause de ce conflit », affirme-t-il.

En juin, une plainte déposée par le NPD a amené l’Office des transports du Canada à juger qu’OmniTRAX avait négligé ses obligations envers le public, car les travaux de réparation n’avaient pas été amorcés avant novembre 2017.

Gros plan sur Wab KinewWab Kinew, chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

L’organisme de réglementation fédéral avait donc ordonné à la société américaine de commencer les réparations de la voie ferrée de la baie d’Hudson dès le 3 juillet. Elle doit aussi, à partir du mois d’août, remettre un rapport mensuel sur l’avancement des travaux, et ce, jusqu’à ce qu’ils soient terminés.

En apprenant qu’OmniTRAX n’avait pas amorcé les travaux selon cet échéancier, le tribunal indépendant a déposé une ordonnance auprès d’une cour fédérale, pour obliger OmniTRAX à réparer la voie ferrée.

Dans son appel contre l’Office des transports, OmniTRAX affirme que l'organisme outrepasse son pouvoir de réglementation, conféré par la Loi sur les transports au Canada, en exigeant des réparations.

La société, basée à Denver aux États-Unis, indique que l’Office des transports a négligé le fait qu’elle ne soit pas responsable des dommages causés par une inondation exceptionnelle, et qu’elle n’ait pas les fonds pour effectuer des réparations dont le coût est évalué à 43,5 millions de dollars.

OmniTRAX a refusé de commenter sa décision de faire appel.

La semaine dernière, la compagnie avait annoncé que des négociations portant sur la vente du chemin de fer à un consortium composé de membres de Premières Nations, de communautés du nord du Manitoba et des sociétés privées Fairfax Financial Holdings et AGT Food and Ingredients avaient déraillé.

Les négociations ont maintenant repris, affirme OmniTRAX.

Avec des informations de Bryce Hoye et Sean Kavanagh

Manitoba