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70 quarts de travail non pourvus au Foyer du bonheur

Le CHSLD Foyer du bonheur de Gatineau
Le CHSLD Foyer du bonheur de Gatineau Photo: Archives

Des CHSLD de l'Outaouais peinent à pourvoir tous leurs quarts de travail depuis plusieurs semaines. Même si les quarts vacants ne représentent qu'une petite partie des plages horaires, le syndicat qui représente les préposés aux bénéficiaires estime qu'il y a d'importantes répercussions, tant pour les travailleurs que pour les patients.

C’est sûr que, idéalement, nous cherchons à combler l’ensemble des quarts de travail dont nous avons besoin, mais durant la période estivale, il n’est pas rare d’avoir certains manquements dans la capacité à le faire, reconnaît d’entrée de jeu la directrice adjointe au soutien à l’autonomie des personnes âgées au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, Nancy Bergeron.

Cette dernière est toutefois catégorique : le manque de personnel dans les divers centres d'hébergement et de soins de longue durée de la région n’a aucune incidence sur les services offerts aux bénéficiaires.

Tous les soins et services sont assurés avec la réorganisation du travail.

Nancy Bergeron, directrice adjointe au soutien à l’autonomie des personnes âgées au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais

Le CHSLD Foyer du bonheur, à Gatineau, est l’un des centres qui ne parviennent pas à combler tous leurs besoins. L’établissement doit pourvoir 575 quarts de travail de préposés aux bénéficiaires chaque semaine. Au cours des quatre dernières semaines, 2230 quarts de travail sur 2300 ont été pourvus, ce qui signifie qu’un peu moins de 4 % des plages horaires sont restées vacantes.

Si ce taux semble marginal, la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais, Josée McMillan, affirme que les équipes de préposés parviennent de peine et de misère à remplir toutes leurs obligations.

À toutes les fois qu’il manque un préposé dans un établissement, on sait qu’il y a un service qui n’est pas offert aux bénéficiaires.

Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais

Ce n’est pas de la faute aux préposés aux bénéficiaires si on travaille en moins […] Il faut que tu laisses des choses de côté, parce que si tu ne laisses rien, tu ne réussiras pas à passer à travers , déplore la présidente.

Un problème de main-d’œuvre

Malgré leur point de vue divergent sur les répercussions que peuvent avoir les quarts non pourvus, Mmes McMillan et Bergeron affirment toutes deux que c’est un manque de personnel qui explique les quarts de travail vacants.

Je pense que les préposés aux bénéficiaires ne pourront pas tenir le coup bien longtemps encore. Il y a beaucoup de préposés qui vont aller en [congé de] maladie puisqu’on est toujours en moins, prévient Mme McMillan, qui martèle qu’il faut embaucher davantage de préposés.

Or, le CISSS de l’Outaouais recrute à l’année , assure Mme Bergeron. Cette dernière fait valoir qu’au Foyer du bonheur, par exemple, on compte 72 quarts de travail de plus qu’il y a deux ans, mais force est de constater que le nombre de candidats n’a pas crû.

C’est sûr qu’en créant des postes, on augmente nos difficultés à combler nos quarts de travail étant donné que le bassin de main-d’œuvre n’a pas grandi avec la quantité du besoin qu’on a, précise-t-elle.

Avec les informations de Laurie Trudel et de Pascal Charlebois

Ottawa-Gatineau

Soins et traitements