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Le Sentier de l’espoir incapable d'ouvrir par manque de main-d’oeuvre

Les installations du Sentier de l'espoir à Sainte-Anne-des-Monts.
Les installations du Sentier de l'espoir à Sainte-Anne-des-Monts Photo: Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La rareté de la main-d'œuvre cause de sérieuses difficultés au Sentier de l'espoir, un centre d'hébergement de Sainte-Anne-des-Monts pour personnes qui présentent des problèmes psychologiques ou qui sont en crise. Après six mois de fermeture, la direction n'arrive toujours pas à trouver le personnel spécialisé pour rouvrir ses portes.

Un texte de Jean-François Deschênes, avec la collaboration de Brigitte Dubé

À l'heure actuelle, il manque quatre employés sur les six qui sont requis au minimum pour faire fonctionner le centre d'hébergement toute la semaine, jour et nuit. L’organisme a besoin de travailleurs sociaux ou de préposés, entre autres. Jusqu'à deux affichages pour certains postes ont été faits, en vain. Il ne sait pas quand pas les portes pourront ouvrir. Il étudie encore la stratégie de recrutement.

La salle à manger.La salle à manger Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Dans le meilleur des mondes, on ouvrirait demain, indique Éric Landry, directeur par intérim du Groupe d'action sociale et psychiatrique des Monts, qui chapeaute le centre. Mais là, on a travaillé récemment sur des scénarios avec moins d'intervenants. C'est des horaires de travail qui feraient en sorte qu'on pourrait peut-être opérer le centre avec cinq intervenants plutôt que six […]. Il ne faut quand même pas exposer non plus nos employés à une surcharge de travail.

GASP des Monts

  • Le Groupe d'action sociale et psychiatrique (GASP) des Monts est un organisme qui s'occupe d'un centre de jour ainsi que d'un centre d'hébergement connu sous le nom de Sentier de l'espoir. Le problème de main-d'oeuvre ne concerne pas uniquement le centre d'hébergement. À cet endroit, la clientèle est composée de personnes qui ont des problèmes psychologiques, notamment. D'autres sortent de prison et cherchent un endroit de transition.

En «  réorganisation  »

Il y a 6 mois, les employés avaient perçu la fermeture temporaire du centre comme une forme de représailles envers eux. En février, en chômage forcé, ils dénonçaient une possible ingérence du conseil d'administration dans leur travail. Selon eux, ils subissaient du harcèlement psychologique et de l'ingérence de la part de certains membres du conseil d'administration (C. A.).

Du point de vue du président du C. A., un temps d'arrêt était nécessaire pour faire une « réorganisation » de la mission de l'organisme et pour réaliser des travaux.

Un lit, une table, une armoire.Le centre d'hébergement dispose de huit chambres. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Écoutez ICI le résumé de Jean-François Deschênes lors de l'émission Bon pied, bonne heure. (à venir)

Aujourd’hui, le directeur par intérim, Éric Landry, tente de repartir sur de nouvelles bases. En fait, je pense qu'on peut parler de frustration, peut-être de part et d'autre, analyse-t-il. Une firme spécialisée en ressources humaines a fait une analyse de l'organisme. M. Landry met en place les recommandations, dont la principale est une meilleure communication.

La question de la clarté dans la communication, des fois… c'est juste le choix des mots qui n'a pas été judicieux.

Éric Landry, directeur par intérim du Groupe d'action sociale et psychiatrique des Monts

Quant aux travaux à réaliser, ils n'ont pas encore été faits. Le directeur par intérim n'est engagé que deux jours par semaine et consacre son temps à l'embauche de la main-d'oeuvre. Les réparations pourront être réalisées lorsque le centre sera rouvert.

Des employés du Groupe d'action sociale et psychiatrique des Monts.Des employés du Groupe d'action sociale et psychiatrique des Monts (archives) Photo : Radio-Canada

Les employés ne veulent pas commenter à ce moment-ci, mais espèrent une réouverture bientôt.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, envisage le futur avec optimisme. Il rappelle que des subventions existent pour aider les organismes dans leur recherche de main-d'oeuvre.

Pour moi, ce qui est passé est passé, mais ce qui est devant nous, ça nous appartient à tout le monde ensemble. Alors, je crois sincèrement que nous sommes sur la bonne voie.

Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts
L'hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Monts.L'hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Monts Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Invitée à commenter la situation, la direction du Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie a répondu par courriel. Elle dit suivre de près le dossier et la réalisation du plan d’action.

Le CISSS donne 400 000 $ chaque année au Sentier de l’espoir pour obtenir le service. Ce financement n'est pas remis en cause pour l'instant. La direction compte rencontrer l'organisme bientôt pour faire le point sur la situation et connaître le plan de réouverture. Elle rappelle que c'est le conseil d’administration qui est responsable de la gestion des affaires de l’organisme et qu’elle ne s'ingère pas dans la gestion interne.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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