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Margaret Atwood appuie la légalisation de l'avortement en Argentine

L'auteure canadienne Margaret Atwood à la cérémonie des prix Franz Kafka à Prague, le 17 octobre 2017

Margaret Atwood

Photo : Getty Images / MICHAL CIZEK

Radio-Canada

Margaret Atwood suit de près les débats autour de la possible légalisation de l'avortement en Argentine. L'écrivaine canadienne a même pris la parole pour dénoncer les positions de la vice-présidente du pays d'Amérique du Sud.

Pour l’auteure de La servante écarlate (The Handmaid’s Tale), interdire l’avortement est comparable à tenir les femmes en état d'esclavage de la part d’un État. Elle l’a indiqué dans un texte publié lundi dans le journal argentin Uno Santa Fe.

On dit que les femmes "donnent naissance". Les mères qui ont choisi de l’être donnent en effet naissance, et voient cela comme un don. Mais si elles ne l’ont pas choisi, la naissance n’est pas un don; c’est une extorsion dont elles sont victimes.

Margaret Atwood

Le projet de loi légalisant l’avortement est actuellement en discussion au Sénat argentin. Il a été adopté de justesse à la mi-juin par la Chambre des députés (129 voix pour, 125 contre).

Parmi les personnalités politiques opposées à l’avortement figure Gabriela Michetti, vice-présidente argentine. Margaret Atwood s’est adressée directement à celle-ci, le 25 juin sur Twitter : « Vous ne pouvez pas ignorer les milliers de morts, chaque année, causées par des avortements illégaux. Donnez aux femmes argentines le droit de choisir. »

Gabriela Michetti a répondu à la sortie de l'auteure sur Twitter dans une entrevue au journal La Nación, le 2 juillet. Elle y décrit une naissance comme « un don extraordinaire que la vie nous donne ». « Si [une femme] ne peut pas élever [un enfant] parce qu’elle ne s’en sent pas capable psychologiquement, elle pourra le faire adopter et rendre heureuse une famille », a-t-elle ajouté.

Les prises de parole de Margaret Atwood ont eu une résonnance chez les manifestants argentins pro-avortement. Selon Le Monde, des membres du collectif Periodistas Argentinas (journalistes argentines) se sont présentées mardi devant le Congrès vêtues d’habits similaires à ceux des femmes esclaves dans la série La servante écarlate, basée sur le roman de l'auteure canadienne.

Le plus célèbre des livres de l’auteure raconte comment une dictature religieuse renverse la démocratie aux États-Unis, réduisant de nombreuses femmes à l’état d’esclaves. Celles-ci sont notamment violées pour donner naissance à des enfants, qui sont ensuite confiés à des couples infertiles.

Avec les informations de Le Monde

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