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Dimanche, Saint-Boniface célèbre l’humanité

Une vue aérienne depuis les murs de pierre de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface, où l'on voit l'esplanade Louis-Riel, le pont Provencher, le Musée canadien pour les Droits de la personne et les immeubles de Winnipeg.
Les célébrations du 200e de l'Église catholique dans l'Ouest canadien débuteront dimanche à 9h30 sur les bords de la Rivière Rouge, avant de se poursuivre dans les jardins et sur le parvis de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface. Photo: Radio-Canada / Trevor Lyons

Apogée des célébrations du bicentenaire de l'établissement de l'Église catholique dans l'Ouest, la journée du 15 juillet, qui marque l'arrivée de l'abbé Norbert Provencher sur les bords de la rivière Rouge à Winnipeg, a été conçue comme une ode à la fraternité et à la réconciliation.

Deux cents ans d’évangélisation, deux cents ans d’éducation française, mais surtout deux cents ans d’une histoire commune pour l’Ouest canadien.

Voici comment Anne-Marie Thibert, coordonnatrice des événements de Catholica 200, résume le rassemblement de ce dimanche à Saint-Boniface.

« C’est une journée pour tout le monde, pas uniquement pour les catholiques, dit-elle. Il s’agit d’une célébration de l’humanité. »

Bien sûr, à 11 h, la grande messe en extérieur présidée par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, et qui sera diffusée en direct sur Radio-Canada.ca, sera l’un des points d’orgues de cette grande journée de célébrations.

Mais de nombreux autres rendez-vous sont au programme de cette journée.

Dès 9 h 30, le quai Taché sera le théâtre de la reconstitution de l’arrivée des premiers missionnaires, qui sont venus en canot.

À 10 h, un hommage sera rendu au monument Provencher.

À 10 h 30, un concert de chœurs précédera la messe solennelle.

Puis à 13 h, place à la programmation multiculturelle et familiale qui, de part et d’autre de l’avenue de la Cathédrale, proposera des concerts, des reconstitutions, des activités pour enfants, des démonstrations de danse et la projection de documentaires.

L’ensemble du programme et le plan du site sont accessibles en suivant ce lien (Nouvelle fenêtre).

Enfin, pour clore cette journée, un grand concert en plein air inspiré par les sept enseignements des Premières Nations (Respect, Courage, Honnêteté, Sagesse, Humilité, Amour et Vérité) et baptisé Merci – Megwetch pour l’humanité – Thank you, rassemblera de nombreuses vedettes dès 20 h sur le site des anciens murs de la Cathédrale.

Image promotionnelle de Martha WainwrightMartha Wainwright sera l'une des vedettes du grand concert de réconciliation de dimanche soir. Photo : Image promotionnelle/Carl Lessard

Le public pourra y entendre notamment Tom Jackson, les sœurs Campagne, Zachary Richard, Luc De Larochellière ou encore Martha Wainwright.

Une pièce de théâtre pour rejouer l'histoire

Pour prolonger cet esprit de réconciliation, l’archidiocèse de Saint-Boniface a également commandité une pièce de théâtre, 1818, qui sera jouée entre les anciens murs de la Cathédrale les 20, 21 et 22 juillet, puis du 25 au 29 juillet.

Léo Dufault, concepteur et producteur de la pièce, explique qu’il s’agit de parler de « l’histoire de l’Église catholique dans l’Ouest, avec les Canadiens français, les Canayens, les Métis, jouée dans la belle langue qu’est le michif ».

« C’est Monseigneur Albert LeGatt qui m’a parlé il y a quatre ans de ce bicentenaire, et des célébrations à venir, poursuit Léo Dufault. Je lui ai dit qu’il nous fallait un legs, une pièce qui parle de nous et qui symboliserait un patrimoine à partager. »

Écrite par Rhéal Cenerini, la pièce raconte le dialogue entre Élise (jouée par Alison Palmer), une Métisse, « qui va nous raconter l’histoire de son église, de son peuple, de ses frustrations, de ses joies, de ses amours » et le Père Marcellin (joué par Daounda Dembélé), « un prêtre catholique africain, qui va lui parler de ses expériences en Afrique, et surtout de réconciliation », décrit le producteur.

De la mise en scène signée Laura Lussier, aux costumes réalisés par la créatrice métisse Andréanne Dandeneau, 1818 est une pièce 100 % franco-manitobaine dont Léo Dufault espère qu’elle sera jouée longtemps, et pas uniquement au Manitoba.

CollaboratriceLaura Lussier Photo : Radio-Canada

« Parce que finalement, ce sont deux siècles de notre histoire qui se jouent là », dit-il.

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