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  • La télévision de Radio-Canada lors des sommets entre Washington et Moscou

    Les présidents américains et soviétiques se tiennent côte à côte et sourient.
    En 1959, les présidents américain et soviétique Eisenhower et Khrouchtchev se rencontrent aux États-Unis. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    C'est à Helsinki que se rencontrent le 16 juillet les présidents américain et russe Donald J. Trump et Vladimir Poutine. Au cours des dernières décennies, les journalistes de Radio-Canada ont scruté le déroulement de sommets américano-russes.

    Des rencontres qui structurent la paix

    Le sommet Trump-Poutine qui se tient dans la capitale de la Finlande rend la planète entière nerveuse.

    Le président américain s’entendra-t-il avec son homologue russe aux dépens de ses alliés? Donald J. Trump se disputera-t-il avec son vis-à-vis russe, fragilisant ainsi davantage la paix et la coopération internationales? Les paris sont ouverts.

    C’est dire comment ces rencontres au sommet s’avèrent importantes pour l’équilibre du monde. Depuis 1945, la presse internationale a toujours suivi attentivement chacune des rencontres entre les chefs d’État des États-Unis et de l'URSS, puis de la Russie.

    C'est aussi le cas à la télévision de Radio-Canada. Le 6 décembre 1987, par exemple, on retrouve le chef d’antenne Bernard Derome au Téléjournal à Washington.

    Téléjournal, 6 décembre 1987

    Il est venu couvrir en direct le sommet entre les présidents Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. C’est l’occasion pour Bernard Derome de rafraîchir la mémoire des téléspectateurs.

    [… ] Mais depuis 28 ans, depuis 1959, on a mis l’accent sur une façon de contrôler la puissance effroyable, la prolifération nucléaire, des armes nucléaires. Pour vous faire comprendre un peu ce que ça veut dire, j’ai préparé la petite histoire de 50 années de rencontres américano-soviétiques.

    Bernard Derome

    Un sommet où se confirme la coopération internationale

    Faisons un saut dans le temps. Nous sommes le 3 décembre 1989, soit pratiquement deux ans jour pour jour après le sommet de Washington.

    À Malte, le président américain George H. G. Bush se réunit avec le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev pour désamorcer certaines crises qui menacent la planète.

    Téléjournal, 3 décembre 1989

    Notre correspondant à Washington Jean-Michel Leprince s’est déplacé à La Valette, la capitale de Malte, pour contribuer à un reportage du Téléjournal.

    À Malte, le temps est épouvantable. L’île est frappée par une tempête de vent. Le président Mikhaïl Gorbatchev n’ose pas quitter son bateau. C’est le président George H.G. Bush qui brave la Méditerranée pour aller à sa rencontre.

    À la fin de la rencontre, la tempête souffle toujours. Le président Bush annonce cependant que l'heure est à l'accalmie internationale. Il a réussi avec Gorbatchev à trouver des terrains d’entente pour éloigner les tempêtes qui menacent la sérénité universelle.

    Un élément frappe dans les commentaires du correspondant à Washington. Jean-Michel Leprince dépeint en conclusion de son reportage une situation qui se situe aux antipodes de celle que nous vivons en 2018. En 1989, les relations entre l’administration du président Bush père et les alliés des États-Unis respiraient l'harmonie.

    [… ] Ces propos prudents et rassurants, le président Bush va d’abord les rapporter dès ce soir au chancelier Kohl d’Allemagne de l’Ouest. Ce sera ensuite à l’OTAN de mettre au point des propositions audacieuses en matière de désarmement comme les deux présidents l’ont décidé aujourd’hui.

    Jean-Michel Leprince

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