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Halte au développement sur les terres humides, plaident des environnementalistes

Une coalition environnementale demande au gouvernement de cesser tout développement dans les zones humides.
Une coalition environnementale demande au gouvernement de cesser tout développement dans les zones humides. Photo: Radio-Canada

Une coalition environnementale presse le gouvernement du Nouveau-Brunswick de cesser tout développement sur les zones humides et les plaines inondables, sans quoi elle estime que les contribuables auront à dépenser des milliards de dollars dans le futur.

C'est à la suite d'une conférence en avril, à Shediac, qu'un groupe d'environnementalistes et de scientifiques d'ici, d'autres provinces et même des États-Unis, en sont arrivés à la conclusion que le Nouveau-Brunswick n'en fait pas assez pour protéger son littoral.

La conséquence, selon leur rapport, c'est qu'à long terme, des sommes astronomiques devront être dépensées en dommages aux propriétés ou en déplacement de résidents.

Pour contrer cette menace, le groupe recommande de cesser immédiatement tout développement sur des zones humides, des marais salés, des dunes ou encore des plaines inondables.

Le groupe ne vise pas de projet en particulier, car selon eux, l'enjeu interpelle tout autant les intérêts publics que privés.

Par exemple, dans certaines régions où il y a des fermes d'huîtres c'est des affaires qui vont arriver! On pourrait perdre cette industrie-là, alors c'est tout le long du littoral qu'il faut protéger au Nouveau-Brunswick, explique Arthur Melanson, résident de Pointe-du-Chêne et membre de l’association Red Dot.

Arthur Melanson, résident de Pointe-du-Chêne et membre de l’association Red Dot.Arthur Melanson, résident de Pointe-du-Chêne et membre de l’association Red Dot. Photo : Radio-Canada

Il tient par contre à préciser que cela n'exclut pas pour autant l'industrie touristique.

Prenons les terres marécageuses et faisons des places que les touristes peuvent visiter. Les dunes de Bouctouche sont un bon exemple de ça, alors il y en a d'autres qui peuvent être produites! 

Arthur Melanson, résident de Pointe-du-Chêne et membre de l’association Red Dot

Pour eux, le gouvernement provincial a le potentiel d'être un allié. Après tout, la province a mis sur pied une première stratégie sur l'eau pour les 10 prochaines années, mais ce n'est pas suffisant selon la coalition de scientifiques.

L'un deux, Michael Chadwick, rappelle que selon les données publiques, au moins la moitié des marais salés ont disparu. Le professeur associé à l'Université de Moncton précise qu'il n'est pas trop tard, mais qu'il faut un règlement.

Michael Chadwick, professeur associé à l'Université de Moncton.Michael Chadwick, professeur associé à l'Université de Moncton. Photo : Radio-Canada

Un règlement, ça veut dire "non, pas de développement sur les terres humides, point". [...] Avec une politique, le problème c'est que c'est négociable, en fait c'est rien. , insiste Michael Chadwick.

Les événements extrêmes comme les inondations, qui surviendront de plus en plus souvent, sont un bon exemple du type de catastrophes très coûteuses qui pourraient l'être un peu moins si le littoral était mieux protégé, rappelle la coalition de scientifiques.

Avec les informations de Nicolas Pelletier

Nouveau-Brunswick

Environnement