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Claude Leblanc de nouveau reconnu coupable d'agression sexuelle

Les symboles de la justice : le marteau et la balance.
Il s'agissait d'un deuxième procès pour l'homme d'affaires témiscouatain. Photo: iStock / iStock / Cristian Baitg

L'homme d'affaires du Témiscouata Claude Leblanc a été reconnu coupable d'agression sexuelle jeudi au palais de justice de Rivière-du-Loup. Le juge Denis Paradis n'a pas cru sa version des faits pour des événements qui sont survenus entre mars 1999 et juin 2000. Il écope donc d'une peine d'emprisonnement de neuf mois à purger dans la collectivité.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

M. Leblanc doit également purger une probation d'une durée d'un an. Il lui est interdit d'entrer en contact avec sa victime et il doit verser un montant de 1500 $ à L'Autre-Toit du KRTB, une maison d'hébergement pour les femmes et leurs enfants expérimentant de la violence conjugale. Finalement, son nom sera consigné au Registre national des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans.

Ce jugement a été rendu au lendemain du procès de M. Leblanc, où l'accusé et la plaignante ont offert des versions des faits bien différentes. L'honorable Denis Paradis a qualifié la version de M. Leblanc d'« invraisemblable ».

La plaignante a expliqué que M. Leblanc l'a approchée à l'orée d'un boisé, après un souper-bénéfice. « Il m'a fait mal aux parties génitales avec son genou et m'a pris les seins. » Elle a ajouté qu'elle a réussi à se défaire de la poigne de M. Leblanc « en lui donnant un coup dans les parties génitales ».

Le témoignage de M. Leblanc était discordant. Selon lui, il a quitté le souper-bénéfice, puis a soudainement eu une « envie pressante ». Considérant que l'établissement où se déroulait le souper fermait ses portes, il aurait choisi d'aller se soulager à l'extérieur, tout près des lieux de l'événement.

L'homme d'affaires affirme « s'être sali » à ce moment. Selon son témoignage, il n'aurait jamais osé faire des avances à la plaignante « dans un tel état ».

M. Leblanc a avancé que c'est la plaignante qui l'a invité à des rapprochements. Le juge Paradis s'est fait tranchant devant les affirmations de Claude Leblanc :

Il est impensable qu'un homme d'affaires bien connu, qui vient de participer à un souper-bénéfice dans sa région, ose se soulager à la vue de tous.

Denis Paradis, juge

De surcroît, le juge Denis Paradis a souligné que le consentement de la plaignante n'a pas été perceptible lors les témoignages entendus.

Deuxième condamnation

Il s'agit d'une deuxième condamnation liée à des motifs similaires pour Claude Leblanc. En juin 2016, il a été reconnu coupable d’incitation et de contacts sexuels sur une personne mineure, événements qui ont eu lieu entre 1989 et 1991. Il avait écopé d'une peine de trois ans de détention.

Toutefois, M. Leblanc a été remis en liberté en novembre, après avoir fait appel du verdict.

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