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Pas de surveillance de la qualité de l'eau à l'Île-du-Prince-Édouard

Une plage à l'Île-du-Prince-Édouard.
Une plage à l'Île-du-Prince-Édouard Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard ne surveillera pas la qualité de l'eau des plages de la province comme il l'avait laissé entendre à pareille date, l'an dernier.

En juillet dernier, les ministères de la Santé et du Tourisme s'étaient engagés à prendre des mesures pour tester la qualité de l'eau des plages des parcs provinciaux le long de la côte sud de l'île.

Dans une déclaration écrite, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard affirme à présent qu'il n'a « pas suffisamment de preuves » pour appuyer un programme d'analyse des eaux de baignade. « Le Bureau du médecin-chef de la santé publique n'a pas établi de lien entre les maladies à déclaration obligatoire et l'eau des plages à des fins récréatives », explique la province.

Le gouvernement précise qu'il fera des analyses de la qualité de l'eau s'il y a des plaintes. Si ces analyses révèlent la présence de bactéries nocives, la zone sera fermée à la baignade et des panneaux seront installés.

Plage Parlee au Nouveau-Brunswick

Des analyses régulières de la qualité de l'eau des plages sont réclamées depuis plus d'un an à l'Île-du-Prince-Édouard, en particulier depuis la découverte de coliformes dans l'eau de certaines plages du Nouveau-Brunswick, dont la plage Parlee, de l'autre côté du détroit de Northumberland.

La question a été soulevée à l'Assemblée législative par le chef du Parti vert, Peter Bevan-Baker, ainsi que par deux groupes voués à la qualité de l'eau des plages. Ceux-ci se disent « déçus » de la volte-face du gouvernement insulaire.

Vous devez avoir l'assurance que vous venez dans un endroit où les plages sont sécuritaires, et nous pourrions [nous en assurer] très facilement.

Peter Bevan-Baker, chef du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard

L'an dernier, le groupe Swim Drink Fish Canada avait salué l'engagement de l'Île-du-Prince-Édouard quant à la réalisation d'analyses régulières de la qualité de l'eau de certaines de ses plages, rappelle la porte-parole Gabrielle Parent-Doliner. « Nous sommes très déçus », dit-elle à présent.

L'organisme exhorte la province insulaire à suivre l'exemple du Nouveau-Brunswick, qui surveille cette année la qualité de l'eau d'un plus grand nombre de plages.

Pas nécessaire d'être malade

Le groupe international de certification des plages Blue Flag avait, pour sa part, rencontré le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard l'été dernier pour discuter de la qualité de l'eau des plages.

« De nombreuses provinces surveillent régulièrement [la qualité de l'eau], de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'être malade pour commencer à enquêter sur ces problèmes », souligne la coordonnatrice du programme, Kelsey Scarfone.

L'Île-du-Prince-Édouard est l'une des trois provinces du pays qui n'ont pas de protocole de surveillance des eaux de plage, selon un rapport publié en 2017 par le groupe Swim Drink Fish Canada.

Avec les informations de Nancy Russell, de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Santé publique