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Des allégations d’inconduite sexuelle contre un chef bouddhiste d’Halifax

À gauche, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Shambhala, Sakyong Mipham Rinpoche
À gauche, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Shambhala, Sakyong Mipham Rinpoche Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
La Presse canadienne

Le chef spirituel du groupe bouddhiste Shambhala à Halifax fait face à des allégations d'inconduite sexuelle. Une Chilienne accuse Sakyong Mipham Rinpoche de l'avoir coincée dans une salle de bains, en 2002, de l'avoir caressée et d'avoir tenté de la dévêtir.

L’incident se serait passé pendant une réception à Santiago, au Chili. La plaignante affirme qu’elle travaillait comme aide-cuisinière lorsque le chef spirituel, « visiblement saoul », a invité les travailleurs à se joindre à son groupe pour l’écouter réciter des poèmes.

La victime présumée désire conserver l'anonymat. Elle a communiqué les détails de l’incident après que d’autres femmes ont accusé Sakyong Mipham Rinpoche d’inconduite sexuelle le mois dernier.

Ses allégations sont détaillées dans une note de Carol Merchasin, une avocate d’Halifax qui a dirigé une enquête préliminaire sur les faits reprochés au chef bouddhiste.

Retenue dans une salle de bains

D’après cette note rendue publique mercredi, Sakyong Mipham Rinpoche a pris la main de l’aide-cuisinière et a entraîné celle-ci dans une salle de bains dont il a verrouillé la porte pour l’empêcher de sortir.

« Il s’est mis à lui caresser les seins et a tenté de lui enlever ses vêtements, peut-on lire. Il a déplacé sa main vers ses parties génitales même si elle lui a dit plusieurs fois d’arrêter. » Cette description des faits correspond aux témoignages de la femme et d’un témoin.

La présumée victime affirme avoir réussi à repousser Sakyong Mipham Rinpoche au bout de 15 minutes et à s’échapper.

Elle dit avoir décrit l’incident sans tarder au chef cuisiner et en avoir parlé le lendemain à un membre de l’entourage de Sakyong Mipham Rinpoche.

« Je trouve que cette personne est très crédible, affirme Carol Merchasin. Elle s’est confiée à d’autres immédiatement après l’incident et leur a raconté une histoire identique. »

D'autres allégations

Ces allégations sont similaires à celles contenues dans un rapport qui résumait celles faites par d’autres femmes le mois dernier, selon Mme Merchasin.

Dans ce rapport rédigé par une membre du groupe Shambhala, plusieurs femmes ont accusé le chef spirituel de boire excessivement et de se servir d’un adjoint pour obtenir les « services sexuels d’étudiantes ».

Aucune de ces allégations n’a été analysée en cour; aucune accusation n’a été déposée. L’avocat de Sakyong Mipham Rinpoche dit avoir reçu le rapport et être en train de le réviser.

Son client ne fera aucun commentaire, dit-il, pour ne pas nuire à l’enquête indépendante qui sera menée par un bureau d’avocats d’Halifax, Wickwire Holm.

Dans une lettre rendue publique mardi, Sakyong Mipham Rinpoche disait accepter la responsabilité de la douleur que ces allégations ont causée à sa communauté religieuse. « Je suis très peiné de la douleur, de la confusion et de la colère qui affligent notre communauté », écrivait-il.

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