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Un tipi à Saskatoon pour attirer l'attention sur la tutelle des enfants autochtones

Un homme est devant un tipi dans le parc Victoria de Saskatoon. Il porte une casquette noire et un gilet en gris et noir.
Chris Martell a monté un tipi dans le parc Victoria de Saskatoon pour la guérison des parents d'enfants autochtones placés dans des familles d'accueil. Photo: Radio-Canada / Omayra Issa

En Saskatchewan, les Autochtones continuent à monter des tipis pour attirer l'attention du public sur la situation des enfants autochtones dans les familles d'accueil. Un tipi à Saskatoon s'ajoute maintenant aux 14 autres, installés à Regina.

Un texte d'Omayra Issa

Chris Martell a monté un tipi dans le Camp pour la guérison et la justice du parc Victoria de Saskatoon. Son fils de 22 mois est mort en 2010, alors qu’il était sous la protection des services sociaux.

Il dit qu'une guérison est nécessaire pour les Autochtones dont les enfants sont placés dans des familles d'accueil. « Je veux que tous ceux qui sont touchés par les placements en famille d’accueil trouvent une guérison. Je veux que nous parlions de nos expériences avec le public », dit-il.

J’ai besoin de guérison.

Chris Martell

Chris Martell s'est dit inspiré par les 14 tipis installés devant le palais législatif à Regina.

Tant à Regina qu'à Saskatoon, les Autochtones veulent que la Saskatchewan revoie le processus selon lequel les enfants autochtones sont placés en famille d'accueil. Trop d'enfants, clament-ils, sont séparés de leurs parents biologiques.

Responsabiliser les Canadiens

Une femme est devant un tipi dans le parc Victoria de Saskatoon. Kyla George dit que les enfants autochtones placés dans des familles d'accueil souffrent de traumatismes. Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

Kyla George, qui a elle-même vécu dans une famille d'accueil, est venue montrer son soutien sur place.

« Ce n'est pas acceptable d'enlever un enfant à ses parents. Les enfants placés dans des familles d’accueil grandissent avec des traumatismes », dit-elle.

« J’ai été adoptée dans une famille blanche. J’en ai souffert. C’est inacceptable que j’aie perdu mes liens avec ma culture », ajoute-t-elle.

Les Canadiens doivent prendre leurs responsabilités pour les torts faits aux Autochtones.

Kyla George

Pour sa part, la Ville de Saskatoon a envoyé une délégation sur place.

Dans un message adressé à Radio-Canada, son directeur des relations avec les Autochtones, Gilles Dorval, indique qu'elle communique avec Chris Martell au cours de sa manifestation pacifique. Il ajoute que la Ville discute de protocoles traditionnels et municipaux avec lui.

Chris Martell, lui, dit n'avoir aucune intention de plier bagage. Lui, ainsi que ceux qui partagent son tipi, invite le public à installer le sien à leurs côtés.

La police de Saskatoon assure que le tipi dans le parc Victoria « n'est pas une situation nécessitant une intervention policière ». Elle indique avoir dépêché des membres de son unité culturelle sur place.

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