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Quand un Manitobain représente le Texas et qu'un Argentin est le député des Prairies

L'Assemblée nationale du Québec, vue de l'extérieur, par une belle journée d'été.

L'Assemblée nationale du Québec

Photo : Assemblée nationale du Québec / Claude Mathieu

Radio-Canada

Les débats du Parlement francophone des jeunes d'Amérique (PFJA) ont débuté le 11 juillet. Pour l'unique représentant du Manitoba, Gabriel Tougas, c'est une occasion de tisser des liens et de découvrir les complexités de l'échange d'idées dans un contexte parlementaire international.

Un texte de Gavin Boutroy

Plus d’une centaine de jeunes francophones de 20 pays des Amériques sont réunis à Québec depuis dimanche.

Ils siègent à l’Assemblée nationale du Québec pour débattre de trois projets de loi fictifs. L’un porte sur le changement climatique, un autre sur l’égalité des chances, et le troisième, sur la surveillance et la sécurité.

« Ce sont des questions auxquelles est confrontée notre génération », résume Gabriel Tougas.

Pour cet habitué des simulations parlementaires et amoureux des débats à la Chambre, c'est aussi l'occasion de découvrir les dynamiques d’une vraie assemblée parlementaire.

« Ça crée un certain chaos et il faut pallier ce chaos-là en revenant à un débat fondé sur des faits, fondé sur des valeurs profondes et le bien-être commun. Donc, on apprend vraiment ce à quoi les politiciens font face », affirme-t-il.

Gabriel Tougas affirme que le PFJA a fait un « coup brillant » en assignant à tous les participants une circonscription qui n’est pas celle de leur lieu de provenance. Il pense que ça encourage la collaboration et la capacité de comprendre des points de vue contraires au sien.

Gabriel TougasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gabriel Tougas

Photo : Radio-Canada

Ironie du sort, le jeune réalisateur, qui a signé un film portant sur les travers d’une société pétrolière, s’est retrouvé à représenter le centre des États-Unis, une région qui compte des États producteurs de pétrole comme le Texas. Il a aussi été désigné comme critique officiel du projet de loi portant sur l’environnement.

Gabriel Tougas représente donc une région des États-Unis dominée par le Parti républicain. Il a décidé d’incarner un républicain « pro-science », mais qui favorise fortement des mesures environnementales faisant appel au libre marché plutôt qu’à l’intervention gouvernementale.

Il explique que les députés peuvent alors débattre de la meilleure solution pour combattre les changements climatiques en se basant sur les mêmes faits.

Gabriel Tougas dit avoir eu à consulter des participants provenant de cette région des États-Unis pour mieux comprendre les enjeux, de la même façon qu’un participant argentin représentant les Prairies canadiennes s'est tourné vers lui. Preuve, dit-il, que ce format favorise les rencontres.

Le PFJA, organisé par le Centre de la francophonie des Amériques, se déroule jusqu’au 15 juillet. Il se tient cette année en collaboration avec l’Assemblée régionale Amérique (ARAM) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Les participants ont assisté à des ateliers et ont eu droit à une conférence de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean.

Avec des informations de Louis-Philippe Leblanc

Manitoba

Francophonie