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Graffiti au château d'eau du Grand Sudbury : la police enquête

Le mot Sudbury sur l’ancien château d’eau au centre-ville du Grand Sudbury est recouvert par un graffiti qui se lit SKODEN.
Une enquête a été ouverte par la police du Grand Sudbury sur le graffiti du château d'eau. Photo: Radio-Canada / Bienvenu Senga

La police du Grand Sudbury confirme avoir reçu une plainte concernant l'inscription « SKODEN » qui se trouve depuis quelques jours sur le vieux château d'eau de la rue Pearl dans le Grand Sudbury.

La structure emblématique de la ville du nickel est gérée, depuis la mi-2016, par la compagnie Sudbury Wolves Sports & Entertainment (SWSE) de l’homme d’affaires Dario Zulich.

Elle sert depuis plusieurs années d’espace publicitaire.

La police dit mener une enquête à ce sujet et demande à toute personne qui aurait été témoin d’activité suspicieuse autour de la structure de communiquer avec elle.

L'organisation a d'ailleurs confirmé l'incident par voie de communiqué. Elle ajoute que « la propriété est bloquée et verrouillée en tout temps ».

Qu'en est-il du terme « SKODEN » ?

Selon le dictionnaire urbain sur Internet, « SKODEN » est une forme populaire de l’expression anglais « Let’s go then » (allons-y, alors).

Si le terme est dérivé de l’anglais, l’artiste visuel ojibwé Curtis Kagige basé à Sudbury, indique qu’il est fortement populaire au sein des communautés autochtones.

C’est un mouvement, une idée, un appel à faire tout ce qu’on peut pour concrétiser une idée qu’on a, avance-t-il.

SKODEN est aussi le titre d’une chanson du duo de rappeurs autochtones Snotty Nose Rez Kids établi à Vancouver.

Les interprètes y expriment notamment leur désaccord envers le premier ministre canadien Justin Trudeau quant à son appui au projet de pipeline Trans Mountain.

Le titre s’est mérité une place dans le palmarès des 100 meilleures chansons canadiennes de 2017 de la CBC.

Je pense que le message de la personne qui a écrit ça est d’autochtoniser la communauté, de lui faire prendre conscience de nos projets, d’essayer d’avoir plus d’action communautaire.

Curtis Kagige, artiste ojibwé

Il ajoute que « voir un tel message placé aussi haut que sur le château d’eau, comme toute oeuvre d’art bien conçue, donne envie de s’arrêter et de penser à sa propre réalité ».

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